Les durées de la branche
Pour les emplois techniques, l'esthétique-cosmétique, les employés non techniques et les agents de maîtrise, la période d'essai est de deux mois, renouvelable une fois pour un mois — trois mois au maximum. Pour les cadres, elle est de trois mois renouvelables trois mois.
Le renouvellement se prépare
Il suppose deux conditions cumulatives : une clause au contrat prévoyant expressément la possibilité de renouveler, et l'accord écrit du salarié recueilli avant le terme de la période initiale. Un accord obtenu après le terme est sans effet : l'essai est alors définitivement terminé.
Les suspensions prolongent l'essai
C'est le point le plus souvent oublié. Toute suspension du contrat prolonge la période d'essai d'autant : un arrêt maladie d'une semaine décale la date de fin d'une semaine, jour pour jour. Les congés pris pendant l'essai produisent le même effet.
Le calculateur intègre ces suspensions pour donner la date de fin réelle, celle qui compte si vous décidez de rompre.
Rompre pendant l'essai
Chaque partie peut rompre sans motiver sa décision, en respectant un délai de prévenance qui s'allonge avec le temps de présence. Ce délai doit être intégralement respecté : s'il déborde le terme de l'essai, vous devez verser une indemnité compensatrice. Passé l'essai, vous basculez dans la procédure de rupture du contrat.
Questions fréquentes
L'essai est-il obligatoire ?
Non, il doit être expressément prévu au contrat. Sans clause, il n'y a pas de période d'essai.
Un apprenti devenu salarié refait-il un essai ?
Lorsque l'embauche suit directement l'apprentissage sur le même type d'emploi, la durée de l'apprentissage s'impute sur l'essai.
Puis-je rompre sans délai pour faute ?
La rupture pour faute pendant l'essai suit la procédure disciplinaire, distincte de la rupture libre d'essai.