Acompte et avance ne sont pas la même chose
Un acompte correspond à du travail déjà effectué mais pas encore payé : au 15 du mois, un salarié a fourni la moitié de son travail et peut en demander le règlement partiel. Une avance, elle, porte sur du travail à venir — c'est un prêt, avec des règles de remboursement plus strictes.
La distinction compte : un salarié qui demande un acompte exerce un droit, là où une avance relève de votre appréciation.
Comment le chiffrer
Le montant se calcule au prorata des jours travaillés depuis le début du mois. Pour un salarié à 1 950 € brut qui en a travaillé la moitié, l'acompte correspond à environ la moitié du net mensuel. Le calculateur raisonne en net, puisque c'est ce que vous versez effectivement.
Le cas du temps partiel
Pour un salarié à temps partiel, le prorata se fait sur ses jours de travail contractuels, pas sur les jours calendaires. Un salarié qui travaille trois jours par semaine et en a effectué six a droit à la moitié de sa rémunération mensuelle, quelle que soit la date du mois.
Sur le bulletin
L'acompte apparaît en déduction du net à payer du mois, sur une ligne identifiée. Le salaire brut, les cotisations et le net imposable ne changent pas : seul le montant effectivement versé en fin de mois est diminué de l'acompte déjà réglé. Le calculateur brut → net donne la base de référence.
Questions fréquentes
Puis-je refuser un acompte ?
Pour un salarié mensualisé, l'acompte correspondant au travail déjà accompli est un droit. Une avance sur travail futur, en revanche, reste à votre appréciation.
À quelle fréquence peut-on en demander ?
En pratique, un acompte par mois, généralement en milieu de mois. Une fréquence plus élevée revient à modifier le rythme de paie.
L'acompte est-il soumis à cotisations ?
Les cotisations sont calculées sur le salaire du mois entier, au moment de la paie. L'acompte est un versement partiel anticipé, pas une rémunération distincte.