Quatre grilles, pas une
C'est la spécificité de la branche : la coiffure classe ses salariés dans quatre filières parallèles, chacune avec ses propres minima. La filière technique de la coiffure fonctionne par niveaux et échelons, du coiffeur débutant au manager hautement qualifié. Les filières esthétique-cosmétique, non technique et administrative fonctionnent par coefficients.
Classer un salarié suppose donc deux décisions : d'abord la filière, ensuite le niveau ou le coefficient. L'erreur de filière est la plus coûteuse, parce qu'elle fausse tout le parcours salarial.
Ce que l'avenant n° 51 a changé
La grille actuelle résulte de l'avenant n° 51, qui a revalorisé l'ensemble des filières de 2,42 % en moyenne. Elle s'applique depuis mars 2026, date d'effet fixée par l'arrêté d'extension — et c'est bien cette date, pas celle de la signature, qui déclenchait votre obligation de revaloriser.
Quand le SMIC prend le dessus
Plusieurs minima des premiers échelons sont aujourd'hui inférieurs au SMIC. Ce n'est pas une anomalie et cela ne vous met pas en faute : en vertu du principe de faveur, c'est le SMIC que vous versez. La grille affiche pour chaque classification le montant réellement applicable.
S'en servir au quotidien
Deux usages dominent : vérifier qu'un salarié en poste est bien payé au moins au minimum de sa classification, et calibrer une proposition d'embauche. Le simulateur de bulletin prolonge la grille jusqu'au net et au coût employeur.
Questions fréquentes
À quelle fréquence la grille change-t-elle ?
La branche renégocie chaque année. L'avenant ne s'impose qu'une fois étendu par arrêté, souvent plusieurs mois après sa signature.
Un salon avec coiffure et esthétique applique-t-il deux grilles ?
Oui, deux filières coexistent alors dans le même salon, chacune avec ses propres minima.
Que faire si un salarié est sous le minimum de sa classification ?
Régularisez sans attendre et versez le rappel correspondant : le minimum conventionnel est un plancher, pas une cible.