Chapitre 4

Classification et rémunération

Quatre filières parallèles, une grille revalorisée chaque année, et le SMIC qui prime quand il est plus favorable.

Quatre filières, pas une grille unique

C'est la particularité qui déroute le plus les employeurs de la branche : la coiffure n'a pas une grille mais quatre grilles parallèles, et classer un salarié suppose deux décisions successives.

La filière technique de la coiffure regroupe les salariés qui réalisent les actes techniques. Elle fonctionne par niveaux et échelons : le niveau 1 va du coiffeur débutant au coiffeur confirmé, le niveau 2 du coiffeur qualifié à l'assistant manager, le niveau 3 couvre les fonctions de manager jusqu'à l'animation de réseau.

La filière esthétique-cosmétique couvre les prestations de soin réalisées au salon, par coefficients de 105 à 165. La filière non technique couvre les postes sans acte technique, de 100 à 130. La filière administrative couvre le secrétariat et les fonctions support, de 230 jusqu'au-delà de 330.

Commencez toujours par la filière

Une erreur de filière coûte plus cher qu'une erreur d'échelon, parce qu'elle fausse l'ensemble du parcours salarial du salarié et se rattrape rarement sans rappel de salaire. Un salon qui combine coiffure et esthétique applique deux filières simultanément, chacune avec ses propres minima.

La page grille de salaires présente les quatre filières avec leurs montants à jour, et le simulateur de bulletin vous permet de tester une classification sur un cas réel.

Quand le minimum conventionnel passe sous le SMIC

Plusieurs minima des premiers échelons sont aujourd'hui inférieurs au SMIC. Cela n'a rien d'anormal et ne vous met pas en faute, à condition de verser le SMIC. C'est le principe de faveur : entre le minimum conventionnel et le minimum légal, c'est le plus élevé des deux qui s'applique. Nos calculateurs retiennent systématiquement le montant le plus favorable au salarié.

La branche renégocie sa grille chaque année pour rattraper ces écarts. L'avenant n° 51 a ainsi revalorisé l'ensemble des filières de 2,42 % en moyenne.

La date qui compte est celle de l'extension

Un avenant salaires ne s'impose à tous les salons qu'une fois étendu par arrêté ministériel. L'écart entre la signature et l'extension atteint souvent plusieurs mois. C'est la date d'effet prévue par l'arrêté, et non celle de la signature, qui déclenche votre obligation de revaloriser.