Départ volontaire ou mise à la retraite
Deux situations très différentes. Le départ volontaire est à l'initiative du salarié qui fait valoir ses droits : il ouvre droit à une indemnité de départ, dont le barème progresse avec l'ancienneté. La mise à la retraite est à votre initiative, strictement encadrée par l'âge : elle ouvre droit à une indemnité au moins égale à l'indemnité de licenciement.
La seconde est nettement plus coûteuse, et bien plus contrainte.
Le poids de l'ancienneté
L'indemnité de départ volontaire suppose une ancienneté minimale et croît par paliers. En salon, les carrières longues chez le même employeur ne sont pas rares : un salarié entré jeune et resté trente ans atteint les paliers les plus élevés.
C'est aussi ce profil qui perçoit le palier maximal de la prime d'ancienneté, laquelle entre dans le salaire de référence.
Le salaire de référence
Même logique que pour le licenciement : le plus favorable entre la moyenne des douze et celle des trois derniers mois, incluant tous les éléments soumis à cotisations. Pensez à la prime d'ancienneté, qui est à son maximum pour ces salariés et pèse donc sensiblement sur le montant final.
Anticiper le départ
Un départ à la retraite se prépare : préavis, transmission du portefeuille de clientèle, éventuel recrutement de remplacement. Le calculateur d'ancienneté permet de situer le salarié, et celui de préavis de caler le calendrier.
Questions fréquentes
À partir de quel âge puis-je mettre un salarié à la retraite ?
La mise à la retraite d'office n'est possible qu'à partir d'un âge élevé fixé par la loi. Avant cet âge, elle suppose l'accord du salarié.
L'indemnité est-elle exonérée ?
Le régime diffère selon les cas : l'indemnité de mise à la retraite bénéficie d'exonérations plus larges que celle de départ volontaire.
Un préavis est-il dû ?
Oui, dans les deux cas, selon des durées comparables à celles du licenciement.