Qui y a droit
Le maintien de salaire suppose au moins un an d'ancienneté dans le salon. En dessous, le salarié ne perçoit que les indemnités journalières de la Sécurité sociale, sans complément de votre part.
La carence, et son exception
Le maintien démarre après sept jours de carence en cas de maladie. Mais il s'applique dès le premier jour en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle. Cette distinction compte en coiffure, où les pathologies liées aux produits et aux postures peuvent être reconnues comme professionnelles.
90 % puis deux tiers
Le maintien s'établit à 90 % du salaire pendant une première période, puis aux deux tiers pendant une seconde. La durée de chaque période s'allonge avec l'ancienneté. Le montant à votre charge correspond à la différence entre ce maintien et les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale.
Au-delà, la prévoyance de branche
Quand les périodes de maintien sont épuisées, le régime de prévoyance collectif de la branche prend le relais pour les arrêts prolongés et l'invalidité. Il est obligatoire et financé par une cotisation partagée. Le chapitre maladie et accident du travail détaille l'articulation.
Questions fréquentes
Le maintien inclut-il la prime d'ancienneté ?
Le maintien porte sur la rémunération que le salarié aurait perçue, ce qui inclut les éléments habituels de sa paie.
L'arrêt interrompt-il l'ancienneté ?
Non, l'ancienneté continue de courir pendant la suspension du contrat.
Faut-il une visite de reprise ?
Oui au-delà d'une certaine durée d'arrêt. Elle conditionne la reprise effective du poste.