Un levier majeur en coiffure
La réduction générale allège les cotisations patronales sur les rémunérations proches du SMIC. Dans une branche où de nombreux minima conventionnels sont au niveau ou sous le SMIC, presque tous vos salariés y ouvrent droit, souvent à un niveau élevé.
C'est le principal facteur qui fait diverger le coût employeur théorique du coût réel : une différence de plusieurs centaines d'euros par an et par salarié.
Maximale au SMIC, puis dégressive
La réduction est à son maximum au niveau du SMIC, puis décroît à mesure que le salaire monte, jusqu'à s'annuler au-delà d'un certain multiple. Autrement dit, elle bénéficie surtout aux premiers échelons des quatre filières.
Ce qui entre dans le calcul
Le coefficient dépend de la rémunération annuelle brute et du taux d'accident du travail de l'entreprise — pour la coiffure, le taux collectif du code risque de la branche. La prime d'ancienneté et les primes de dimanche entrent dans la rémunération retenue, et font donc légèrement baisser la réduction.
En pratique
Le calcul est annuel avec régularisation progressive. Une erreur se rattrape en cours d'année, mais mieux vaut la repérer tôt. Le calculateur de coût employeur intègre la réduction pour donner le coût réellement supporté par le salon.
Questions fréquentes
Un apprenti y ouvre-t-il droit ?
Le contrat d'apprentissage bénéficie de son propre régime d'exonérations, distinct de la réduction générale.
Le temps partiel change-t-il le calcul ?
Oui, le SMIC de référence est proratisé sur la durée contractuelle.
Que se passe-t-il en cas d'erreur ?
La régularisation progressive permet de corriger en cours d'année. Au-delà, une régularisation rétroactive reste possible.