Temps de travail
Le vrai sujet n'est pas la durée mais la répartition
La durée du travail est de 35 heures hebdomadaires, soit 151,67 heures par mois. Rien de spécifique à la coiffure sur ce point. La difficulté vient d'ailleurs : l'amplitude d'ouverture d'un salon dépasse largement le temps de travail d'un salarié, avec un pic le samedi et des creux en début de semaine.
Vous organisez donc la répartition des horaires entre vos salariés pour couvrir l'amplitude sans faire dépasser personne. C'est un exercice de planning, et c'est là que se logent la plupart des erreurs de paie de la branche.
Heures supplémentaires et heures complémentaires ne se confondent pas
Les heures supplémentaires concernent un salarié à temps plein qui dépasse 35 heures sur la semaine. Elles ouvrent droit à majoration et se décomptent à la semaine civile.
Les heures complémentaires concernent un salarié à temps partiel qui dépasse son horaire contractuel. Elles obéissent à des plafonds et à des majorations propres, et leur usage répété peut entraîner une révision de l'horaire contractuel. La distinction compte particulièrement en coiffure, où le temps partiel est très répandu.
Les calculateurs heures supplémentaires et heures complémentaires traitent les deux cas séparément.
Les repos à respecter
Entre deux journées, un salarié doit bénéficier de onze heures consécutives de repos. Sur la semaine, le repos hebdomadaire est de trente-cinq heures consécutives, jour de repos compris. Ces planchers s'imposent quelle que soit l'activité du salon, y compris en période de forte affluence.
Quand le salon ouvre le dimanche, le repos compensateur prévu par la convention s'ajoute à ces garanties : le chapitre primes et indemnités en détaille les contreparties.
Le temps partiel demande de la rigueur contractuelle
Pour un contrat à temps partiel, la répartition des horaires entre les jours de la semaine doit figurer au contrat, de même que les conditions de sa modification. Un contrat imprécis sur ce point expose à une requalification en temps plein, avec un rappel de salaire à la clé. C'est le principal risque contentieux de la branche.