Questions fréquentes des gérants d'institut

Les réponses aux questions qui reviennent le plus sur la convention esthétique et la paie en institut.

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Embauche et contrat

Quelle convention collective s'applique à un institut de beauté ?

La convention collective nationale de l'esthétique-cosmétique et de l'enseignement technique et professionnel lié aux métiers de l'esthétique et de la parfumerie, IDCC 3032, brochure 3123. Elle est étendue : elle s'impose à tous les instituts, spas et écoles d'esthétique, qu'ils adhèrent ou non à une organisation patronale. C'est votre activité principale réelle qui compte, pas le code APE.

Une parfumerie relève-t-elle de cette convention ?

Non. Le commerce de détail de parfumerie et de produits de beauté est expressément exclu du champ d'application, tout comme la vente sur catalogue, le commerce forain et les activités de bronzage. Un institut qui vend des produits en complément de ses soins reste en revanche couvert : son activité principale est le soin esthétique.

Quelle est la durée de la période d'essai en institut ?

Deux mois pour un employé, renouvelables un mois ; trois mois pour un agent de maîtrise, renouvelables un mois ; quatre mois pour un cadre, renouvelables deux mois. Le renouvellement exige un accord écrit des deux parties et doit être prévu dans le contrat. Une absence pendant l'essai le prolonge d'autant.

Classification et salaires

Comment choisir le coefficient d'une esthéticienne ?

Partez du diplôme et de l'expérience réelle. Une aide non diplômée relève du coefficient 135, une esthéticienne titulaire du CAP du 150, du 160 si elle est formée aux soins du corps. Les coefficients 175 et 180 correspondent à un diplôme de niveau 4 avec expérience, le 200 à un niveau 5 expérimenté. De 230 à 250, on entre dans l'encadrement.

Quel est le salaire minimum en 2026 ?

La grille de l'avenant n° 43 démarre à 1 867,02 € brut pour le coefficient 135 (le SMIC s'applique quand l'avenant fixe moins) et monte à 3 875 € pour le coefficient 300 en institut. Les coefficients 135 et 150 sont sous le SMIC mensuel : vous versez alors le SMIC, qui s'applique de plein droit.

Pourquoi deux grilles de salaires ?

La convention couvre à la fois les entreprises de l'esthétique et les écoles d'esthétique. Les écoles ont leur propre barème, avec deux échelons par coefficient : A pour le débutant, B pour le salarié expérimenté après trois ans dans l'établissement et un entretien professionnel.

Primes

À partir de quand la prime d'ancienneté est-elle due ?

Dès trois ans de présence continue dans l'entreprise. C'est un forfait mensuel en euros qui s'ajoute au salaire de base : 44 € à trois ans, puis 75 €, 111 €, 143 €, 179 €, 190 € et 206 € à vingt-cinq ans. Il se proratise pour les temps partiels et figure sur une ligne distincte du bulletin.

Qu'est-ce que la prime de tutorat ?

Elle rémunère la salariée désignée pour transmettre son savoir-faire à une collègue ou à une apprentie : 5 % du minimum conventionnel horaire de sa catégorie par heure de tutorat, avec un plafond de 10 % du minimum mensuel au-delà de 100 heures. La prime de formation suit le même barème.

Temps de travail

Comment payer une heure travaillée le dimanche ?

La convention majore de 50 % les heures effectuées le dimanche, en plus des éventuelles majorations d'heures supplémentaires. Le travail du dimanche repose sur le volontariat strict. Si votre ouverture dominicale repose sur une dérogation préfectorale, le Code du travail impose au moins le double du salaire et un repos compensateur.

Combien de jours fériés une salariée peut-elle travailler ?

Trois au plus par an. Les heures effectuées ces jours-là sont majorées de 50 %. Les jours fériés chômés n'entraînent aucune perte de salaire, et le 1er mai obéit à ses propres règles légales.

Quel est le contingent d'heures supplémentaires ?

Deux cents heures par an et par salarié. Les heures sont majorées de 25 % de la 36e à la 43e heure, puis de 50 %. D'un commun accord, vous pouvez les compenser par un repos équivalent, qui ne s'impute alors pas sur le contingent.

Maladie et congés

Faut-il maintenir le salaire d'une salariée en arrêt maladie ?

Oui, dès un an d'ancienneté. Après sept jours de carence en maladie, aucun en accident du travail, vous complétez les indemnités de la Sécurité sociale jusqu'à 90 % du brut pendant une première période, puis la prévoyance prend le relais à 80 %. Chaque période dure de 30 à 90 jours selon l'ancienneté.

Les congés d'ancienneté s'ajoutent-ils aux congés payés ?

Oui. La convention accorde un jour supplémentaire après cinq ans d'ancienneté, trois jours après dix ans et six jours après quinze ans, en plus des trente jours ouvrables légaux. La date de prise se fixe d'un commun accord.

Rupture du contrat

Quelle est la durée du préavis de démission ?

Sept jours calendaires avant six mois d'ancienneté, un mois entre six mois et un an. Au-delà d'un an, un mois pour un employé et deux mois pour un agent de maîtrise ou un cadre. Le préavis se calcule de date à date.

Et en cas de licenciement ?

Sept jours avant six mois d'ancienneté, un mois de six mois à deux ans, deux mois au-delà, quelle que soit la catégorie. Pendant ce préavis, la salariée peut s'absenter pour chercher un emploi, sans perte de salaire, un nombre d'heures égal à sa durée hebdomadaire par mois de préavis.

La convention prévoit-elle une indemnité de licenciement majorée ?

Non : c'est l'indemnité légale qui s'applique, soit un quart de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à dix ans, puis un tiers au-delà, dès huit mois d'ancienneté. La convention est en revanche plus généreuse pour le départ volontaire à la retraite : un, deux ou trois mois de salaire selon l'ancienneté.

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