Chapitre 9

Santé et sécurité

Chutes, coups de pied, manutention : la prévention des risques propres au travail avec les équidés.

Un secteur à risque

Le travail avec les chevaux expose à des risques spécifiques : chutes à cheval, coups de pied, morsures, écrasements lors des soins ou du chargement en van, manutention de balles de foin et de sacs d'aliment, troubles musculosquelettiques liés au curage des boxes. Cette sinistralité explique le niveau du taux d'accident du travail de la catégorie de risque 150, qui couvre les centres équestres : 6,58 % en 2026, contre 1,17 % pour le personnel de bureau.

Chaque accident évité pèse donc directement sur votre coût employeur, et, pour les structures qui reçoivent un taux individualisé, sur le taux notifié les années suivantes. Le calculateur de coût employeur intègre ce taux.

Le document unique d'évaluation des risques

Le titre VII de la convention rappelle l'obligation de tenir un document unique d'évaluation des risques professionnels, dès le premier salarié, et de le mettre à jour au moins chaque année dans les entreprises de onze salariés et plus, ainsi qu'à chaque changement important : nouvelle carrière, nouveau bâtiment, nouvelle activité comme le tourisme équestre. Le document recense les risques poste par poste et les mesures de prévention retenues.

Les équipements de protection individuelle

Les équipements de protection sont fournis et entretenus par l'employeur, sans frais pour le salarié. Pour les salariés qui montent ou travaillent au contact des chevaux, cela vise notamment le casque, le gilet de protection pour certaines activités, les chaussures de sécurité adaptées et les gants. Vous veillez à leur port effectif et à leur remplacement quand ils sont endommagés.

La pratique de l'équitation sur le lieu de travail n'est du travail effectif que si elle entre dans le contrat. En dehors de l'emploi, elle se fait avec votre autorisation mais n'engage pas votre responsabilité : précisez-le clairement aux salariés qui montent leur propre cheval.

Médecine du travail et jeunes salariés

Chaque salarié bénéficie d'une visite d'information et de prévention à l'embauche, par le service de santé au travail agricole. Les apprentis et jeunes de moins de 18 ans bénéficient de règles renforcées : deux jours de repos consécutifs, pas de travail de nuit, pas plus de 8 heures par jour ni de 35 heures par semaine, et interdiction de travailler un jour de fête légale. Les droits liés à la formation sont au chapitre 10.