Une branche qui forme par l'apprentissage
La coiffure est l'une des branches les plus denses en apprentis de l'artisanat français. Le parcours type passe par le CAP coiffure, porte d'entrée dans le métier, puis par le brevet professionnel, requis pour diriger un salon. Accueillir un apprenti fait donc partie du fonctionnement normal d'un salon.
Un pourcentage du SMIC
La rémunération s'exprime en pourcentage du SMIC et dépend de deux paramètres : l'âge de l'apprenti et l'année d'exécution du contrat. Elle progresse donc mécaniquement à chaque changement d'année de contrat, et à chaque anniversaire qui fait franchir une tranche d'âge.
C'est un oubli fréquent : la revalorisation n'est pas automatique dans votre logiciel si vous ne la déclenchez pas. Notez ces dates au même titre que les échéances déclaratives.
Ce que prend en charge l'OPCO EP
L'OPCO EP, opérateur de compétences des entreprises de proximité, finance les contrats d'apprentissage et de professionnalisation de la branche. Le coût réel d'un apprenti pour le salon est donc nettement inférieur à celui d'un salarié classique, d'autant que son régime de cotisations est allégé.
Le maître d'apprentissage
Accueillir un apprenti suppose de désigner un maître d'apprentissage justifiant de la qualification et de l'expérience requises. Dans un petit salon, ce rôle revient au gérant : prévoyez du temps d'encadrement réel. C'est aussi là que s'acquièrent les bonnes postures et les réflexes face aux produits, dont le chapitre santé et sécurité montre l'importance sur une carrière.
Questions fréquentes
L'apprenti a-t-il droit à la prime de précarité ?
Non, le contrat d'apprentissage est exclu du champ de la prime de précarité.
Sa rémunération est-elle imposable ?
Elle est exonérée d'impôt sur le revenu dans une limite annuelle, ce qui aboutit souvent à un prélèvement nul.
Peut-on embaucher l'apprenti à l'issue du contrat ?
Oui, et c'est le débouché le plus courant. La durée de l'apprentissage s'impute alors sur la période d'essai.