Chapitre 6

Temps de travail

Durée du travail dans le bâtiment : 35 heures de référence, heures supplémentaires majorées, modulation possible et règles propres aux chantiers (trajet, intempéries) qui rythment la journée de l'ouvrier.

La durée de référence

La durée légale de 35 heures par semaine (1 607 heures sur l'année) s'applique. Au-delà, les heures supplémentaires sont majorées de 25 % de la 36ᵉ à la 43ᵉ heure, puis de 50 % à partir de la 44ᵉ. Le contingent annuel d'heures supplémentaires et l'éventuelle contrepartie en repos sont fixés par accord. Notre calculateur d'heures supplémentaires applique ces taux à votre taux horaire.

La modulation du temps de travail

L'activité du bâtiment varie avec les chantiers et la météo. Un accord d'entreprise peut mettre en place une modulation annuelle : on dépasse 35 h en période haute et on récupère en période basse, le décompte des heures supplémentaires se faisant sur l'année. À défaut d'accord, le décompte reste hebdomadaire.

Trajet, transport et intempéries

Le bâtiment distingue soigneusement plusieurs temps qui ne sont pas du travail effectif mais sont néanmoins indemnisés :

Cette mécanique évite que l'aléa météo pèse sur le seul salarié et exonère l'employeur de charges sur les indemnités déclarées.

Ce que ça change pour l'employeur

La distinction entre temps de travail, temps de trajet et chômage-intempéries n'est pas qu'une subtilité juridique : elle change le coût réel d'une journée. Une heure de trajet ne se paie pas comme une heure travaillée ; une demi-journée d'arrêt pour gel n'est pas une absence à la charge de l'entreprise mais une indemnité déclarée à la CIBTP, exonérée de charges. Bien qualifier chaque temps, c'est éviter de surpayer comme de sous-indemniser — et sécuriser la paie en cas de contrôle URSSAF.