Convention collective · IDCC 1596 · Régime URSSAF

Convention collective nationale des ouvriers du bâtiment

IDCC 1596 (entreprises ≤ 10 salariés) et IDCC 1597 (entreprises > 10 salariés). Texte signé le 8 juin 1990, étendu, mis à jour par avenants successifs.

À jour au 1 janvier 2026 · CCN entreprises du bâtiment IDCC 1596 / 1597 · Régime URSSAF · Source officielle Légifrance

1596IDCC
URSSAFRégime social
12Chapitres
—Avenant en vigueur
3193Brochure JO

Toute la convention, reliée à vos calculateurs

Chaque chapitre résume vos obligations (embauche, paie, congés, rupture…) et renvoie directement vers les calculateurs concernés. Cherchez un thème ci-dessous, ou filtrez par sujet. Estimation indicative, à jour des barèmes en vigueur.

Les questions les plus posées

Combien d'indemnité de licenciement ?

L'indemnité légale vaut un quart de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis un tiers de mois au-delà. La convention IDCC 1596 peut prévoir une formule plus favorable. Calculez le montant exact →

Quel préavis appliquer ?

La durée du préavis dépend de votre catégorie et de votre ancienneté : la CCN IDCC 1596 fixe les durées applicables, souvent plus précises que le minimum légal. Voir la durée par catégorie →

Quel est le salaire minimum ?

Le salaire minimum dépend de votre classification dans la grille de la CCN IDCC 1596, revalorisée à chaque avenant, et ne peut jamais être inférieur au SMIC. Consulter la grille des minima →

Comment calculer les congés payés ?

Vous acquérez 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, soit 30 jours par an. L'indemnité retient le plus favorable entre le maintien de salaire et le dixième de la rémunération brute annuelle. Estimer les congés payés →

Comment majorer les heures supplémentaires ?

Les heures au-delà de 35 h par semaine sont majorées de 25 % pour les huit premières puis de 50 %, sauf taux conventionnel spécifique prévu par la CCN IDCC 1596. Calculer les heures sup →

Quelle durée de période d'essai ?

La durée de la période d'essai et son éventuel renouvellement dépendent de votre catégorie : la CCN IDCC 1596 précise les durées et les délais de prévenance. Vérifier la période d'essai →

Présentation de la convention bâtiment

La convention collective nationale des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment encadre les relations de travail entre les artisans, les entreprises du BTP et leurs compagnons. Elle fixe les règles minimales applicables à l'embauche, à la rémunération, au temps de travail, aux déplacements, aux congés et à la rupture du contrat. Toute clause de votre contrat de travail moins favorable que la convention est réputée non écrite : le texte conventionnel prime.

Le texte de base date du 8 juin 1990, étendu par arrêté ministériel et régulièrement actualisé par avenants. Côté patronal, deux organisations le portent : la CAPEB (artisanat et petites entreprises) et la FFB (Fédération française du bâtiment). Ensemble, elles représentent près de 380 000 entreprises et 1,2 million de salariés.

Pourquoi deux IDCC : 1596 et 1597

Le bâtiment est l'un des rares secteurs régi par deux conventions parallèles, distinguées par l'effectif de l'entreprise. L'IDCC 1596 s'applique aux entreprises occupant jusqu'à 10 salariés — l'artisanat. L'IDCC 1597 couvre les entreprises de plus de 10 salariés. Les deux textes sont très proches dans l'esprit, mais diffèrent sur certains seuils et modalités (indemnités, primes, dispositions sociales).

Le seuil de 10 salariés s'apprécie selon les règles habituelles de décompte des effectifs. Une entreprise qui franchit durablement ce seuil bascule du texte artisanal vers celui des plus de 10 salariés. En pratique, vos grilles et calculateurs s'adaptent à l'IDCC de référence de votre entreprise.

Champ d'application : codes NAF 41 à 43

La convention s'applique aux entreprises dont l'activité principale relève du bâtiment, identifiée par les codes NAF de la division 41 à 43 :

C'est l'activité réelle et principale qui détermine le rattachement, pas l'intitulé social de l'entreprise. Un même chantier fait souvent intervenir plusieurs corps d'état relevant tous de la convention.

Classification et grille de salaires des ouvriers

Les ouvriers du bâtiment sont classés selon une grille à plusieurs niveaux (de l'ouvrier d'exécution au chef d'équipe hautement qualifié), eux-mêmes déclinés en positions et associés à un coefficient hiérarchique. Ce coefficient sert de référence au salaire minimum conventionnel et progresse avec la qualification et l'autonomie.

À chaque niveau correspond un minimum conventionnel revalorisé par avenant. Votre rémunération ne peut jamais être inférieure à ce minimum, ni au SMIC. Pour connaître le salaire plancher d'une classification précise, consultez la grille des minima ; le calculateur brut → net estime ensuite le salaire réellement perçu.

Durée et organisation du temps de travail

La durée légale reste fixée à 35 heures hebdomadaires. Au-delà, les heures supplémentaires ouvrent droit à une majoration : 25 % pour les huit premières, 50 % ensuite, sauf taux conventionnel particulier. Le calculateur d'heures supplémentaires applique ces seuils.

Le bâtiment connaît une forte saisonnalité et des aléas météo. La convention autorise l'aménagement du temps de travail sur l'année (modulation) : les semaines hautes compensent les semaines basses, dans la limite d'un plafond annuel. Les heures effectuées au-delà de ce plafond redeviennent des heures supplémentaires.

Indemnités de déplacement : le cœur du BTP

C'est la spécificité la plus marquante du secteur. Un ouvrier se déplace de chantier en chantier, et la convention prévoit une indemnisation précise selon l'éloignement :

Ces indemnités sont des remboursements de frais, exonérées de cotisations dans les limites fixées par l'URSSAF. Elles ne constituent pas un complément de salaire déguisé.

Congés payés et intempéries : les caisses CIBTP

Le bâtiment ne gère pas les congés payés en interne. Chaque entreprise cotise auprès de sa caisse CIBTP (Congés Intempéries BTP) régionale, qui centralise les droits et verse directement l'indemnité de congés aux salariés. Ce mécanisme garantit la continuité des droits malgré la rotation des employeurs, fréquente sur les chantiers.

La même caisse gère le régime de chômage-intempéries : quand les conditions climatiques rendent le travail dangereux ou impossible, les heures perdues sont indemnisées dans un cadre défini, sans peser intégralement sur l'employeur. C'est une protection propre au BTP, absente du régime général classique.

Prévoyance, retraite et prévention

Trois organismes paritaires complètent le dispositif conventionnel :

Embauche, période d'essai et rupture

À l'embauche, la durée de la période d'essai et son éventuel renouvellement dépendent de la catégorie du salarié ; la convention encadre ces durées et les délais de prévenance. En cas de rupture, le préavis varie selon la qualification et l'ancienneté — le calculateur de préavis donne la durée applicable.

Le licenciement (hors faute grave) ouvre droit à une indemnité légale, à laquelle la convention peut ajouter une majoration. Le calculateur d'indemnité de licenciement estime le montant dû selon l'ancienneté et le salaire de référence.

Spécificités sectorielles BTP — récapitulatif

Bien que relevant du régime général URSSAF, le bâtiment dispose de dispositifs qui lui sont propres :

En cas de doute ou de litige

MaCCN Bâtiment fournit une lecture pédagogique de la convention et des calculateurs indicatifs. En cas de doute, de litige ou avant tout acte engageant, consultez votre expert-comptable, la CAPEB ou la FFB — qui proposent des permanences juridiques à leurs adhérents —, votre caisse CIBTP régionale ou l'inspection du travail.

Sources : Légifrance — CCN IDCC 1596 · URSSAF · CAPEB / FFB.