Évaluer un ouvrier en conditions de chantier
La période d'essai donne à l'entreprise du bâtiment le temps de vérifier les compétences de l'ouvrier sur le chantier (tenue du poste, sécurité, autonomie), et au salarié d'apprécier l'emploi. La rupture y est libre, sous réserve d'un délai de prévenance, et sa durée est encadrée.
Durées maximales par niveau
En CDI, l'essai d'un ouvrier (N1 à N4) est de 2 mois renouvelables une fois (4 mois maximum). Les ETAM relèvent généralement de 3 mois renouvelables (6 mois) et les cadres de 4 mois renouvelables (8 mois). Le renouvellement se formalise par écrit.
Le délai de prévenance
Pour rompre l'essai : 24 h avant 8 jours de présence, 48 h de 8 jours à 1 mois, 2 semaines après 1 mois, 1 mois après 3 mois. Ce préavis d'essai vaut pour l'employeur ; le salarié qui rompt a des délais plus courts.
Rupture en cours de chantier
Sur un chantier, une rupture d'essai s'organise pour ne pas désorganiser l'équipe : on respecte le délai de prévenance et on solde les indemnités de déplacement dues pour les jours réellement travaillés. L'essai ne doit pas servir à faire tourner de la main-d'œuvre à bas coût : un abus peut être requalifié.
Quelle durée d'essai pour un ouvrier du BTP ?
2 mois en CDI, renouvelable une fois jusqu'à 4 mois maximum.
Peut-on rompre l'essai pendant un chantier ?
Oui, en respectant le délai de prévenance et en soldant les sommes dues (dont déplacements).
Le renouvellement est-il automatique ?
Non : il doit être prévu au contrat et accepté par écrit avant la fin de la première période.