Embauche et contrat de travail
Les formalités obligatoires
Embaucher un ouvrier du bâtiment suppose plusieurs déclarations, certaines propres au secteur :
- DPAE (déclaration préalable à l'embauche) auprès de l'URSSAF, au plus tôt 8 jours avant l'embauche
- Affiliation à la caisse CIBTP de la région du siège : elle gère les congés payés et le chômage-intempéries du salarié
- Carte d'identification professionnelle BTP : commandée à l'union des caisses (CIBTP) avant que le salarié n'intervienne sur un chantier ; elle est obligatoire et contrôlée
- Visite d'information et de prévention auprès du service de santé au travail du bâtiment, dans les délais réglementaires (visite préalable pour les postes à risque)
- Inscription au registre unique du personnel et remise des documents d'embauche
Le contrat de travail
Le CDI est la forme normale. Le CDD est encadré (motif précis, terme, indemnité de précarité de 10 %). Le bâtiment connaît aussi le contrat de chantier ou d'opération (CDI conclu pour la durée d'un chantier), qui permet une rupture à l'achèvement sans relever du licenciement économique classique — il doit être prévu par accord et mentionné au contrat.
Le contrat précise la classification (niveau et coefficient), le salaire, la zone de rattachement pour les indemnités de déplacement et le lieu habituel de travail.
La période d'essai
La durée d'essai est graduée selon le niveau de classification de l'ouvrier : courte pour les niveaux d'exécution (N1-N2), plus longue pour les niveaux qualifiés et de maîtrise (N3-N4). Le renouvellement est possible une fois s'il est prévu au contrat. Pendant l'essai, la rupture respecte un délai de prévenance qui s'allonge avec le temps de présence. Notre calculateur donne la durée exacte applicable à chaque classification.
Les pièges à éviter à l'embauche
- Oublier la carte BTP : un ouvrier sans carte sur un chantier expose l'entreprise à une sanction lors d'un contrôle
- Mal fixer la zone de déplacement au contrat : elle détermine toutes les indemnités de petit déplacement, une erreur se répercute sur chaque paie
- Confondre contrat de chantier et CDD : le contrat de chantier est un CDI, sa rupture obéit à des règles propres
- Négliger la visite médicale préalable pour les postes à risque (hauteur, amiante)
Un contrat bien cadré dès le départ évite des régularisations de paie et des litiges à la sortie.