La grille des salaires du bâtiment
Les ouvriers du bâtiment (IDCC 1596 pour les entreprises jusqu'à 10 salariés, 1597 au-delà) sont classés par niveaux et positions, du manœuvre N1P1 au chef d'équipe N4P2. À chaque position correspond un coefficient (150 à 270) et un salaire minimum.
Niveaux et coefficients (N1 à N4)
La progression suit la qualification : N1 (exécution), N2 (professionnel), N3 (compagnon professionnel), N4 (maître-ouvrier / chef d'équipe), chacun avec une ou deux positions. Le coefficient sert de repère pour situer un poste et comparer deux classifications.
Des minima négociés par région
Spécificité majeure du BTP : il n'existe pas de grille nationale unique. Les minima sont négociés région par région (accords régionaux FFB/CAPEB). À titre indicatif, le barème Île-de-France 2026 va de 1 867,02 € (N1P1, jamais sous le SMIC) à 2 510 € (N4P2) ; en province, les minima sont généralement 5 à 10 % inférieurs. Vérifiez toujours l'accord de votre région.
Vérifier la conformité d'un salaire
Comparez le brut au minimum de la région et de la classification du salarié. Un salaire sous le minimum régional expose à des rappels. C'est aussi le repère pour chiffrer le coût de main-d'œuvre d'un chantier.
Existe-t-il une grille nationale du bâtiment ?
Non : les minima ouvriers du BTP sont négociés par région ; consultez l'accord de votre zone.
Quel minimum pour un manœuvre N1P1 ?
1 867,02 € en Île-de-France (réf. 2026). En province, l'accord régional peut fixer moins, mais jamais sous le SMIC (1 867,02 €).
À quoi sert le coefficient ?
À situer la position (150 à 270) et comparer les classifications entre elles.