Les charges patronales au régime général
Pour un ouvrier du bâtiment, les cotisations patronales sont collectées par l'URSSAF : maladie, allocations familiales, vieillesse, retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, FNAL, CSA, formation et apprentissage. Comptez de l'ordre de 43 % du brut, soit un coefficient brut → coût d'environ 1,43.
L'ATMP selon le corps de métier
Le taux accident du travail pèse lourd dans le BTP. Le gros œuvre et la couverture-charpente (travaux en hauteur) sont nettement plus chargés que le second œuvre (peinture, électricité, plomberie). À brut égal, un couvreur coûte plus cher à l'entreprise qu'un peintre.
La cotisation CIBTP en plus
Spécificité du bâtiment : l'employeur cotise aussi à la caisse CIBTP qui gère les congés payés et l'indemnisation chômage-intempéries. Cette cotisation s'ajoute au coût employeur et n'existe pas dans les autres secteurs — un point à ne pas oublier dans le chiffrage d'un chantier.
Exemple chiffré
Pour un compagnon à 2 240 € brut en second œuvre, le coût employeur ressort autour de 3 160 € (≈ ×1,41). En couverture, l'ATMP majoré pousse le coût plus haut à brut identique.
Questions fréquentes
Quel coefficient brut → coût employeur dans le BTP ?
Environ ×1,41 à ×1,45 selon la section ATMP (gros œuvre, second œuvre, couverture) et la cotisation CIBTP.
La CIBTP s'ajoute-t-elle au coût employeur ?
Oui : la cotisation à la caisse CIBTP (congés + intempéries) est une charge patronale propre au bâtiment.
La couverture coûte-t-elle plus cher que le second œuvre ?
Oui, le taux ATMP des travaux en hauteur est plus élevé, donc le coût employeur aussi.