Un ouvrier du BTP au régime général
À la différence des secteurs agricoles, les entreprises du bâtiment relèvent du régime général : les cotisations passent par l'URSSAF. S'y ajoutent des caisses propres au BTP — la CIBTP pour les congés payés et le chômage-intempéries — qui ne modifient pas directement le net mensuel mais structurent la paie du chantier.
Du brut au net pour un compagnon
Sur le bulletin d'un ouvrier du bâtiment, on déduit du brut la CSG/CRDS (sur 98,25 % du brut), la vieillesse plafonnée et déplafonnée et la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, soit environ 22 % de cotisations salariales. Un brut de 2 100 € (compagnon N3P1, barème indicatif) ressort autour de 1 660 € net avant impôt.
L'ATMP selon le corps de métier
Le taux accident du travail varie nettement selon l'activité : le gros œuvre et la couverture/charpente (travaux en hauteur) sont plus exposés que le second œuvre (peinture, électricité, plomberie). Ce taux, notifié par la CARSAT, est une charge patronale : il pèse sur le coût employeur, pas sur le net du compagnon.
Congés et intempéries : le rôle de la CIBTP
Dans le BTP, les congés payés et l'indemnisation des arrêts pour intempéries sont gérés par la caisse CIBTP, alimentée par une cotisation employeur. C'est une particularité forte du secteur : le compagnon perçoit ses congés via la caisse, et les heures perdues pour intempéries sont indemnisées après une franchise.
Questions fréquentes
Pourquoi parle-t-on de la CIBTP sur une paie du bâtiment ?
La CIBTP gère les congés payés et le chômage-intempéries du BTP. L'employeur cotise à la caisse ; cela n'enlève rien au net mensuel courant de l'ouvrier.
Comment passer du brut au net dans le bâtiment ?
Brut − cotisations salariales URSSAF − CSG/CRDS = net imposable ; puis prélèvement à la source pour le net à payer. Comptez ~22 % de cotisations salariales.
Le taux ATMP change-t-il le net ?
Non : c'est une cotisation patronale (gros œuvre, second œuvre, couverture…). Elle impacte le coût employeur, pas le salaire net.