La réduction générale au régime général (URSSAF)
La réduction générale de cotisations patronales — ex-« réduction Fillon » — diminue le coût des bas salaires pour les entreprises du bâtiment au régime général. Dans le BTP, où une part des effectifs débute en N1 ou N2 à un salaire proche du SMIC, c'est un levier majeur pour la marge d'un chantier.
Quels ouvriers du BTP ?
L'allègement concerne les rémunérations sous 1,6 SMIC. Un manœuvre N1P1 ou un ouvrier N2 proche du minimum de branche ouvre droit à la réduction la plus forte ; l'avantage décroît avec le salaire et disparaît à 1,6 SMIC. Les compagnons confirmés et chefs d'équipe en sont le plus souvent au-dessus.
Le calcul du coefficient
On applique la formule BOSS : coefficient = (T / 0,6) × (1,6 × SMIC mensuel / brut − 1), T variant selon l'effectif. La réduction = coefficient × brut, maximale au niveau du SMIC. C'est ce mécanisme qui rend le coût d'un poste d'entrée nettement inférieur à ce que laisse penser le taux patronal brut.
BTP : ce que la réduction ne couvre pas
La réduction porte sur les cotisations recouvrées par l'URSSAF. Les cotisations spécifiques au bâtiment versées à la caisse CIBTP (congés payés, chômage-intempéries) suivent leurs propres règles et ne sont pas allégées par ce dispositif : à intégrer séparément dans le coût d'un ouvrier de chantier.
La réduction Fillon s'applique-t-elle dans le BTP ?
Oui, comme pour tout employeur au régime général, sur les rémunérations inférieures à 1,6 SMIC.
Un manœuvre N1P1 au SMIC est-il éligible ?
Oui, et au maximum : le coefficient est le plus élevé au niveau du SMIC, puis décroît jusqu'à 1,6 SMIC.
La réduction allège-t-elle la cotisation CIBTP ?
Non. La réduction générale porte sur les cotisations URSSAF ; la CIBTP (congés, intempéries) reste due à part.