Heures sup dans le BTP : 25 % et 50 %
Au-delà de 35 heures par semaine, les heures supplémentaires d'un ouvrier du bâtiment sont majorées de 25 % jusqu'à la 43ᵉ heure, puis de 50 % ensuite. La rémunération brute = taux horaire × (1 + taux de majoration). Sur un chantier, ces heures se cumulent vite lorsqu'il faut tenir un délai de livraison.
Intempéries : quand les heures se reportent
Le BTP est exposé aux aléas météo. Une journée perdue pour intempéries n'est pas une heure supplémentaire : elle relève du chômage-intempéries indemnisé par la CIBTP. En revanche, le rattrapage d'un retard de chantier sur les semaines suivantes peut, lui, générer des heures sup majorées — d'où l'importance de bien distinguer les deux.
Exemple chiffré
Une semaine de 46 h pour un compagnon à 15 €/h : 8 heures à +25 % (36ᵉ-43ᵉ) puis 3 heures à +50 %, soit 8 × 15 × 1,25 + 3 × 15 × 1,50 = 150 + 67,50 = 217,50 € brut pour ces heures.
Heures et temps de déplacement
Attention à ne pas confondre heures supplémentaires et temps de trajet vers le chantier : ce dernier relève des indemnités de petit déplacement (zones) ou de l'indemnité de trajet, pas de la majoration pour heures sup. Seul le temps de travail effectif au-delà de 35 h est majoré.
Une journée d'intempéries est-elle une heure sup ?
Non : c'est du chômage-intempéries indemnisé par la CIBTP. Le rattrapage ultérieur peut, lui, générer des heures sup.
Quelle majoration au-delà de 43 h ?
50 % au-delà de la 43ᵉ heure hebdomadaire ; 25 % de la 36ᵉ à la 43ᵉ.
Le trajet vers le chantier compte-t-il en heures sup ?
Non : il relève des indemnités de déplacement/trajet, distinctes des heures supplémentaires.