Le coût direct
Il correspond au maintien de salaire à votre charge, c'est-à-dire la différence entre le maintien dû et les indemnités journalières de la Sécurité sociale. Ce montant dépend de l'ancienneté du salarié et de la durée de l'arrêt.
Le coût indirect, plus lourd en salon
Dans une équipe de trois personnes, l'absence d'une seule représente un tiers de la capacité du salon. Les rendez-vous se reportent ou se perdent, et la clientèle fidélisée à un coiffeur précis ne se réaffecte pas facilement.
C'est pourquoi le coût réel d'un arrêt dépasse presque toujours le maintien de salaire : la perte d'activité pèse davantage que la charge salariale.
Remplacer ou absorber
Pour un arrêt long, le CDD de remplacement est la voie classique : le motif est valable, et la prime de précarité n'est pas due si le contrat se poursuit ensuite en CDI. Le calculateur d'indemnité de CDD chiffre la fin de contrat.
Pour un arrêt court, l'absorption par l'équipe génère des heures supplémentaires ou complémentaires qu'il faut compter dans le coût.
Ce qui réduit la fréquence
Les arrêts de la branche viennent majoritairement des troubles musculo-squelettiques et des allergies aux produits. Régler les hauteurs de bacs, alterner les tâches, fournir des gants adaptés et ventiler correctement agit directement sur l'absentéisme. Le chapitre santé et sécurité détaille ces mesures.
Questions fréquentes
Puis-je récupérer les indemnités journalières ?
Oui, par subrogation : vous maintenez le salaire et percevez directement les indemnités de la Sécurité sociale.
Un arrêt pour accident du travail coûte-t-il plus cher ?
Le maintien démarre sans carence, et la sinistralité peut peser sur votre taux AT/MP si le salon atteint vingt salariés.
Comment chiffrer la perte d'activité ?
En comparant le chiffre d'affaires réalisé sur la période à celui d'une période équivalente avec l'équipe complète.