Une alternative, pas un cumul
Le régime du jour férié travaillé se distingue nettement de celui du dimanche. Ici, vous choisissez entre deux options : majorer de 100 % les heures effectuées, ou accorder un jour de repos compensateur. Le choix vous revient, il n'a pas à être négocié au cas par cas.
Pour le dimanche travaillé, à l'inverse, la prime et le repos se cumulent. Confondre les deux régimes est l'erreur la plus fréquente de la branche.
Comment se calcule la majoration
La majoration de 100 % s'applique aux heures réellement travaillées ce jour-là, valorisées au taux horaire du salarié. Ce taux s'obtient en divisant le salaire mensuel brut par 151,67 heures pour un temps plein.
Le calculateur ci-dessus affiche le montant de la majoration et, en regard, l'équivalent en temps du repos compensateur. Cela vous permet de comparer concrètement le coût des deux options avant de trancher.
Le cas du 1er mai
Le 1er mai ne relève pas de l'alternative décrite ci-dessus. Le Code du travail lui réserve un régime propre, plus strict : il est en principe chômé, et le travail ce jour-là ouvre droit à une majoration spécifique. N'appliquez pas la règle conventionnelle générale à cette date.
Le jour férié chômé ne réduit pas le salaire
Quand le salon ferme un jour férié, le salarié qui compte l'ancienneté requise ne doit subir aucune perte de rémunération. Le jour est payé comme s'il avait été travaillé. Cette règle vaut pour les temps partiels dont le jour de travail habituel tombe un jour férié.
Planifier l'année
Les jours fériés se concentrent au printemps, période de forte activité en salon. Décider en amont lesquels vous ouvrez, et sous quelle option, évite les arbitrages de dernière minute et les erreurs de bulletin. Le calendrier liste les jours fériés de l'année en cours.
Questions fréquentes
Puis-je choisir librement entre la majoration et le repos ?
Oui. Pour un jour férié travaillé, la convention laisse le choix à l'employeur entre une majoration de 100 % des heures effectuées et un jour de repos compensateur.
Le 1er mai suit-il la même règle ?
Non. Le 1er mai obéit à un régime propre, plus strict, fixé par le Code du travail : il est en principe chômé, et le travail ce jour-là ouvre droit à une majoration spécifique.
Un salarié peut-il refuser de travailler un jour férié ?
Les jours fériés autres que le 1er mai ne sont pas obligatoirement chômés. Leur organisation relève de votre pouvoir de direction, dans le respect des repos quotidien et hebdomadaire.
Le chômage d'un jour férié peut-il réduire le salaire ?
Non pour un salarié comptant l'ancienneté requise : le chômage d'un jour férié ne doit entraîner aucune perte de rémunération.
Les heures du jour férié comptent-elles dans les heures supplémentaires ?
Oui, elles entrent dans le décompte hebdomadaire. La majoration pour jour férié et celle pour heures supplémentaires répondent à des logiques distinctes et peuvent se cumuler.
Comment valoriser le repos compensateur ?
Le repos correspond aux heures travaillées le jour férié, restituées en temps. Le calculateur affiche l'équivalent en heures et en valeur pour comparer les deux options.