Trois postes à additionner
Un arrêt maladie pèse sur votre trésorerie de trois façons. D'abord le complément de salaire dû au titre de la convention. Ensuite les cotisations patronales sur ce complément, car il reste un salaire. Enfin le manque à gagner : des soins annulés ou une remplaçante à rémunérer. Le calculateur chiffre les deux premiers postes ; le troisième dépend de votre carnet de rendez-vous.
Ce que l'institut prend en charge
Pour une salariée d'au moins un an d'ancienneté, vous garantissez 90 % du brut pendant la première période, sous déduction des indemnités journalières. Cette période dure 30 jours jusqu'à 6 ans d'ancienneté et s'allonge ensuite par paliers jusqu'à 90 jours. La seconde période, à 80 % du brut, est relayée par la prévoyance de branche : votre coût direct baisse nettement à ce stade.
L'effet de la carence
En maladie ordinaire, les 7 premiers jours ne donnent lieu à aucun complément. Un arrêt court coûte donc peu en salaire, mais il désorganise souvent davantage qu'un arrêt long, car il est imprévu. En accident du travail, il n'y a pas de carence : le complément démarre au premier jour. Votre taux AT/MP collectif, de 1,96 % pour la plupart des instituts de moins de 20 salariés, n'augmente pas pour autant à chaque sinistre.
Anticiper dans un petit institut
Dans une équipe de deux ou trois personnes, l'absence d'une seule esthéticienne peut vider une cabine pendant des semaines. Gardez une réserve de trésorerie équivalente à un mois de salaire chargé, et identifiez à l'avance une remplaçante possible. Pour estimer le salaire chargé de départ, passez par le calculateur de coût employeur. Le détail des taux est expliqué sur la page maintien de salaire.
Questions fréquentes
La subrogation change-t-elle le coût ?
Non. Elle change seulement le circuit : vous avancez les indemnités journalières et la Sécurité sociale vous les rembourse ensuite.
Une salariée de moins d'un an me coûte-t-elle quelque chose ?
Pas de complément conventionnel. Elle perçoit uniquement les indemnités journalières, si elle remplit les conditions légales.
La remplaçante en CDD ouvre-t-elle une indemnité de fin de contrat ?
Oui, sauf exceptions légales : prévoyez l'indemnité de précarité de 10 % dans votre calcul.