Ce que coûte vraiment un salarié
Le brut inscrit au contrat ne représente qu'une part du coût réel. S'y ajoutent les cotisations patronales : maladie, allocations familiales, vieillesse, retraite complémentaire, chômage, formation, et l'accident du travail. Dans cette branche, le coût total s'établit autour de 1,4 fois le brut avant allègements.
Le poste qui fait vraiment la différence
C'est la particularité de ce secteur : le taux d'accident du travail dépend de votre code risque, et l'écart est important. Une concession ou un réparateur agréé relève d'un taux sensiblement plus bas qu'un atelier de mécanique hors réseau de marque, de tôlerie ou de peinture. La construction de carrosseries, de bennes ou de remorques relève d'un troisième code, au taux encore supérieur.
Entre le premier et le dernier, le taux fait presque le double. Choisir la bonne section dans le calculateur n'est donc pas un détail : vérifiez le code risque figurant sur votre notification CARSAT.
Les allègements
Avec des salaires d'entrée proches du SMIC, les premiers échelons ouvrent largement droit à la réduction générale de cotisations patronales. Elle est maximale au niveau du SMIC et s'annule progressivement en montant dans la grille.
Avant d'embaucher
Chiffrez le coût complet du profil visé : le brut de l'échelon, la prime de formation-qualification si le salarié est qualifié, et les cotisations. Pour un cadre au forfait jours, pensez à la majoration de 25 % du minimum.
Questions fréquentes
Comment connaître mon code risque ?
Il figure sur la notification que vous adresse la CARSAT chaque année. Il dépend de votre activité principale réelle.
Le taux change-t-il avec la taille de l'entreprise ?
Oui. En dessous de vingt salariés, le taux est collectif. Au-delà, il tient compte de la sinistralité propre à votre établissement.
Un apprenti coûte-t-il moins cher ?
Nettement. Sa rémunération est un pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat, et son régime de cotisations est allégé.