L'entretien se joue en net
Un mécanicien ou un carrossier qui négocie raisonne en net : c'est ce qu'il touche et ce qu'il compare d'un atelier à l'autre. Vous, vous raisonnez en brut, parce que c'est ce qui figure au contrat et ce qui se compare à la grille. Cette conversion fait le pont.
Comment on remonte
Le calcul inverse la mécanique des cotisations salariales, qui pèsent environ 22 % du brut. Un net de 1 580 € correspond donc à un brut d'environ 2 000 €. L'ordre de grandeur utile : divisez le net par 0,78 pour une première approche.
Confrontez ensuite à la grille
Une fois le brut obtenu, vérifiez l'échelon correspondant dans la grille de salaires. Si le brut nécessaire pour tenir le net promis est inférieur au minimum de l'échelon envisagé, c'est ce minimum qui s'impose.
Les éléments annexes
Un salarié qualifié percevra en plus la prime de formation-qualification. Annoncez-la séparément du salaire de base : elle augmente le net perçu sans modifier le brut contractuel, et elle évoluera à chaque nouvelle qualification.
Questions fréquentes
Le taux de conversion est-il toujours le même ?
Il varie légèrement selon le niveau de rémunération, en raison du plafond de Sécurité sociale. Pour les salaires d'atelier, l'écart reste faible.
Puis-je promettre un net au contrat ?
C'est déconseillé : le contrat mentionne un brut. Un engagement en net vous expose à absorber toute évolution des taux de cotisations.
Faut-il intégrer les heures supplémentaires ?
Non dans le brut contractuel. Elles s'ajoutent ensuite, avec leur majoration et leur régime social propre.