Un avantage facultatif
La convention esthétique-cosmétique n'impose ni titre-restaurant ni prime de panier. Beaucoup d'instituts n'ont d'ailleurs pas de salle de repos équipée, et l'équipe déjeune entre deux rendez-vous. Le titre-restaurant est une manière simple d'améliorer la rémunération nette, à condition de respecter les règles d'exonération.
Les deux conditions d'exonération
La part que vous financez doit représenter entre 50 % et 60 % de la valeur faciale du titre, et ne pas dépasser 7,32 € par titre en 2026. Dans ces limites, elle échappe aux cotisations et à l'impôt. Au-delà, l'excédent est réintégré dans le salaire soumis à charges. Exemple : un titre de 12 € financé à 60 % correspond à une part patronale de 7,20 €, sous le plafond et donc entièrement exonérée.
Un titre par jour travaillé
Chaque salariée reçoit un titre par jour de travail comprenant un repas dans l'horaire. Une esthéticienne à temps partiel qui travaille quatre jours par semaine, dont trois journées complètes, en reçoit trois. Les jours de congé, d'arrêt maladie ou de formation hors de l'institut n'ouvrent pas droit au titre, sauf règle plus favorable que vous fixez pour toute l'équipe.
Titre-restaurant ou autre formule
Si vous offrez déjà le repas sur place, il s'agit d'un avantage en nature, évalué forfaitairement : consultez le calculateur des avantages en nature. Pour une esthéticienne à domicile qui mange entre deux clientes, l'allocation forfaitaire de repas peut être plus adaptée : voyez le calculateur des frais professionnels. Pour l'effet sur la paie, passez par le calculateur brut en net.
Questions fréquentes
Puis-je réserver les titres aux salariées à temps plein ?
Non. Les salariées à temps partiel y ont droit dès lors que leur horaire comprend un repas.
La part salariale figure-t-elle sur le bulletin ?
Oui, elle est retenue sur le net à payer, sur une ligne distincte.
Les titres dématérialisés suivent-ils les mêmes règles ?
Oui, la carte ou l'application obéit aux mêmes plafonds et aux mêmes conditions.