Un institut cotise au régime général
Instituts de beauté, spas et écoles d'esthétique relèvent du régime général : les cotisations sont versées à l'URSSAF et la retraite complémentaire à l'AGIRC-ARRCO. Aucune caisse de branche n'intervient dans le calcul du net. Les congés payés restent à votre charge directe, sans caisse de congés.
Du brut au net, étape par étape
On retire du brut la CSG et la CRDS, calculées sur 98,25 % du salaire, puis les cotisations vieillesse et la retraite complémentaire. Au total, environ 22 % de cotisations salariales : le net avant impôt représente près de 78 % du brut.
Exemple : une esthéticienne confirmée au coefficient 175 perçoit 1 895 € brut. Son net avant impôt tourne autour de 1 478 €.
Ce que la convention ajoute au brut
Deux éléments propres à la branche entrent dans le brut avant le calcul. La prime d'ancienneté, forfait mensuel versé dès 3 ans de présence, est soumise à cotisations. Les heures du dimanche et des jours fériés, majorées de 50 %, le sont aussi. Ajoutez-les avant de lancer la conversion.
Le cas des bas coefficients
Les coefficients 135 et 150 de la grille des instituts sont inférieurs au SMIC. Vous versez alors le SMIC, soit 1 867,02 € brut pour un temps plein, et c'est ce montant qui sert de base au calcul du net.
Questions fréquentes
Le net affiché est-il le montant versé ?
Non, c'est le net avant impôt. Le prélèvement à la source vient ensuite en déduction : utilisez le calculateur net après impôt.
Le taux AT/MP change-t-il le net ?
Non. Le taux accident du travail est une cotisation purement patronale. Il pèse sur le coût employeur, pas sur le salaire de l'esthéticienne.
Et pour une salariée à temps partiel ?
Indiquez le brut proratisé à sa durée contractuelle. Le taux de cotisations reste du même ordre, autour de 22 %. La prime d'ancienneté, elle, se proratise au temps de travail effectif.