Un allègement taillé pour les bas salaires
La réduction générale, héritière de la réduction Fillon, diminue les cotisations patronales sur les salaires modestes. Elle atteint son niveau maximal au SMIC, là où se concentrent les salaires de la branche, puis décroît à mesure que la rémunération augmente. Aucune démarche n'est nécessaire : elle se calcule directement sur le bulletin.
Un dispositif central pour les instituts
Dans l'esthétique, une large part des salariées est rémunérée au voisinage du SMIC. Les coefficients 135 et 150 sont même payés au SMIC, soit 1 867,02 € pour un temps plein, et les coefficients 160 à 180 s'échelonnent entre 1 877 € et 1 917 €. Sur ces niveaux de salaire, la réduction pèse très lourd dans le coût employeur.
Les paramètres du calcul
Le calcul compare la rémunération annuelle brute au SMIC de la période, en tenant compte de la durée du travail. Pour une salariée à temps partiel, le SMIC de référence est proratisé : une esthéticienne à 24 heures par semaine n'est pas pénalisée par sa durée réduite. Les heures du dimanche, majorées de 50 %, et la prime d'ancienneté entrent dans la rémunération retenue et réduisent un peu l'allègement. Pensez-y avant de programmer plusieurs dimanches dans le mois.
Quand l'allègement s'amenuise
Plus le coefficient monte, plus la réduction faiblit. Pour une responsable d'exploitation au coefficient 250, payée 2 300 €, elle est déjà nettement plus faible que pour une esthéticienne CAP. La grille permet de situer chaque poste.
Questions fréquentes
La réduction change-t-elle le net de la salariée ?
Non, elle ne porte que sur les cotisations patronales.
S'applique-t-elle aux écoles d'esthétique ?
Oui, dans les mêmes conditions, sur les salaires des échelons A et B.
Concerne-t-elle les apprenties ?
Oui, avec des règles propres au contrat. Le calculateur apprenti les détaille.