Simulateur de fiche de paie du bâtiment 2026

Simulez une fiche de paie complète d'ouvrier du bâtiment : du brut au net (URSSAF), indemnités de déplacement, coût employeur. Estimation 2026, gratuit.

Mis à jour le · régime URSSAF, barèmes 2026

⚠

Estimation indicative. Pour un bulletin officiel, utilisez le simulateur net-entreprises.fr ou un logiciel de paye certifié.

⚠

Estimation indicative. Simule un bulletin complet à partir des barèmes URSSAF artisan du bâtiment 2026 officiels (BOSS, URSSAF). Ne se substitue pas à un logiciel de paie certifié.

Net à payer (estimé)
—

Simuler une fiche de paie du bâtiment

Ce simulateur reconstitue une paie d'ouvrier du bâtiment : du brut au net, avec une vue sur le coût employeur. Dans le BTP, le bulletin réel comporte aussi des indemnités de déplacement et des cotisations de caisses spécifiques qu'il faut savoir distinguer du salaire.

Exemple de bulletin de salaire d'un ouvrier du bâtiment 2026

Voici la fiche de paie d'un compagnon professionnel classé niveau III, position 1 (coefficient 210) en Île-de-France, payé au minimum de sa région, soit 2 038,00 € brut pour 35 heures par semaine, sans heures supplémentaires ni absence. Les montants ci-dessous sont ceux que calcule le simulateur avec les taux URSSAF en vigueur.

RubriqueBaseTaux salarialRetenue
Salaire de base (151,67 h)2 038,00 €
Sécurité sociale vieillesse plafonnée2 038,00 €6,9 %140,62 €
Sécurité sociale vieillesse déplafonnée2 038,00 €0,4 %8,15 €
Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO tranche 12 038,00 €3,15 %64,20 €
Contribution d'équilibre général (CEG)2 038,00 €0,86 %17,53 €
CSG déductible2 002,34 €6,8 %136,16 €
CSG non déductible2 002,34 €2,4 %48,06 €
CRDS2 002,34 €0,5 %10,01 €
Total des cotisations salariales20,84 %424,72 €
Net à payer avant impôt (hors mutuelle et prévoyance)1 613,28 €

Le salaire de base

La première ligne reprend le minimum conventionnel du coefficient : 2 038,00 € pour 151,67 heures, soit 13,44 € de l'heure. Ce montant dépend de la région, car les minima des ouvriers du bâtiment sont négociés région par région. S'il travaille 39 heures par semaine, une ligne « heures supplémentaires à 25 % » s'ajoute pour 17,33 heures par mois, au taux de 16,80 € : 291,08 € de plus en brut, ce qui porte le salaire brut à 2 329,08 €. Le simulateur ci-dessus refait ce calcul avec vos propres heures, votre coefficient et votre section d'accident du travail.

Les cotisations de retraite

La vieillesse plafonnée (6,9 %) et la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO (3,15 % plus 0,86 % de CEG) portent sur la tranche 1, c'est-à-dire la part du salaire sous le plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005,00 €). Ici tout le salaire est sous ce plafond. La vieillesse déplafonnée (0,4 %) porte sur la totalité du brut. Ces retenues ouvrent les droits à la retraite de l'ouvrier.

La CSG et la CRDS

Elles se calculent sur 98,25 % du brut (2 002,34 €). La CSG déductible (6,8 %) diminue le revenu imposable ; la CSG non déductible et la CRDS (2,9 % au total) restent imposables. C'est pourquoi le net imposable (1 671,35 €) est supérieur au net à payer.

Mutuelle et prévoyance du bâtiment

Le bulletin réel comporte aussi la complémentaire santé, financée au moins pour moitié par l'employeur, et la prévoyance obligatoire des ouvriers du bâtiment, souvent assurée par PRO BTP. Leurs taux dépendent du contrat de l'entreprise : le net de cet exemple est donné avant ces deux retenues, qui le diminuent en général de quelques dizaines d'euros.

Ce qui n'apparaît pas sur la fiche de paie

Dans le bâtiment, les congés payés ne sont pas payés par l'employeur mais par la caisse de congés payés du BTP, à laquelle l'entreprise cotise. Le mois où l'ouvrier part en congés, son bulletin affiche une absence et c'est la caisse qui lui verse l'indemnité, avec la prime de vacances. Les indemnités de petit déplacement (repas, trajet, transport) s'ajoutent en bas du bulletin selon la zone du chantier : l'indemnité de repas et l'indemnité de transport sont exonérées de cotisations dans la limite des barèmes URSSAF, l'indemnité de trajet est soumise comme du salaire. Si l'entreprise applique la déduction forfaitaire de 10 % pour frais professionnels, avec l'accord écrit de l'ouvrier, toutes ces indemnités sont soumises.

Les dernières lignes

Le bulletin indique enfin le montant net social, le net imposable, le prélèvement à la source (taux personnel de l'ouvrier) et le net payé. Côté employeur, les cotisations patronales de cet exemple atteignent 897,74 € (taux d'accident du travail de la section « Gros œuvre / maçonnerie », avant réduction générale des cotisations), soit un coût total de 2 935,74 € hors cotisation à la caisse de congés payés.

Du brut au net au régime général

Les cotisations salariales (CSG/CRDS, vieillesse, AGIRC-ARRCO) sont collectées par l'URSSAF, soit ~22 % du brut. Pour un compagnon à 2 100 € brut, le net avant impôt avoisine 1 660 €, avant prélèvement à la source.

Indemnités de déplacement et CIBTP

Le bulletin BTP ajoute souvent des indemnités de petit/grand déplacement (remboursements de frais, exonérés dans la limite des barèmes) et reflète les cotisations à la CIBTP (congés payés, intempéries). Ces éléments n'ont pas le même régime que le salaire : le simulateur aide à ne pas les confondre.

Coût employeur sur un chantier

Le coût total (brut + charges patronales URSSAF + cotisations CIBTP) approche 1,43 × le brut, avant la part variable d'ATMP selon le corps de métier. C'est l'indicateur clé pour chiffrer la main-d'œuvre d'un chantier.

Le simulateur remplace-t-il un logiciel de paie ?

Non : il fournit une estimation indicative ; le bulletin officiel vient d'un logiciel certifié.

Les indemnités de déplacement sont-elles du salaire ?

Non : ce sont des remboursements de frais, exonérés dans la limite des barèmes URSSAF.

La CIBTP apparaît-elle sur la paie ?

Oui : les cotisations congés/intempéries du BTP y figurent, gérées par la caisse.

Sources : BOSS · URSSAF · net-entreprises.fr.