Chapitre 8

Congés payés, jours fériés, absences

Cinq semaines de congés, et un régime de jours fériés qui laisse le choix entre repos et salaire doublé.

L'acquisition des congés payés

Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit cinq semaines sur une année complète. La période de référence court du 1er juin au 31 mai.

Certaines absences sont assimilées à du travail effectif et continuent d'ouvrir des droits, notamment l'arrêt consécutif à un accident du travail. Les renforts de fin d'année acquièrent au prorata ; leurs congés non pris sont indemnisés en fin de contrat.

Les jours fériés : un vrai choix

Le chômage d'un jour férié n'entraîne aucune perte de salaire. Lorsqu'il est travaillé — hors 1er mai — la convention laisse une alternative, à décider d'un commun accord.

Soit un repos compensateur de même durée, pris dans la quinzaine qui précède ou qui suit, si possible accolé à un jour de repos hebdomadaire, et non fractionnable. Soit une indemnité égale au salaire journalier, en sus de celui-ci — ce qui revient à doubler la journée.

Le 1er mai suit son régime propre : salaire habituel plus une indemnité d'un montant égal. En poissonnerie, le férié travaillé ouvre droit à un repos compensateur d'une demi-journée ou, à défaut, à une majoration de 25 %. Le calculateur jour férié travaillé chiffre les deux options.

L'indemnité de congés

Elle se calcule de deux façons — maintien du salaire habituel, ou dixième de la rémunération brute de la période de référence — et vous devez retenir la plus favorable au salarié.

Dans cette branche, la comparaison n'est jamais formelle : la prime de fin d'année et les heures supplémentaires des fêtes entrent dans la rémunération retenue par la règle du dixième, qui l'emporte souvent. Le calculateur congés payés effectue les deux calculs.

Organiser les départs

L'employeur fixe l'ordre des départs après consultation, en respectant les délais d'information. Une fermeture annuelle est possible, à condition de respecter ces délais et de ne pas imposer une absence non rémunérée à un salarié qui n'a pas acquis assez de jours.

Dans un commerce de proximité, la contrainte est réelle : fermer en août fait perdre une clientèle d'habitués, ne pas fermer suppose d'étaler les congés sur une petite équipe.