L'acquisition, et une période de référence à connaître
Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit cinq semaines sur une année complète. La période de référence court du 1er juin au 31 mai — ce qui est la règle classique, mais qu'il vaut mieux avoir en tête pour calculer un solde.
Certaines absences sont assimilées à du travail effectif et continuent d'ouvrir des droits, notamment l'arrêt consécutif à un accident du travail — fréquent dans un métier de découpe.
Deux calculs, et pourquoi le dixième gagne souvent ici
L'indemnité se calcule de deux façons — le maintien du salaire habituel, ou le dixième de la rémunération brute de la période de référence — et vous devez retenir la plus favorable au salarié.
Dans cette branche, la comparaison penche souvent vers le dixième, pour deux raisons cumulées : la prime de fin d'année entre dans la rémunération retenue, et les heures supplémentaires des fêtes aussi. Un salarié qui a fait décembre dans un laboratoire obtient donc généralement davantage par cette règle. Le calculateur effectue les deux calculs.
Organiser les départs dans un commerce de proximité
L'employeur fixe l'ordre des départs après consultation, en respectant les délais d'information. La contrainte est particulière ici : fermer en août fait perdre une clientèle d'habitués qui prend ses habitudes ailleurs, mais ne pas fermer suppose d'étaler les congés sur une petite équipe.
Rien n'interdit la fermeture annuelle, à condition de respecter les délais et de ne pas imposer une absence non rémunérée à un salarié qui n'a pas acquis assez de jours — cas d'un apprenti ou d'un salarié embauché au printemps.
Questions fréquentes
La prime de fin d'année compte-t-elle dans l'indemnité ?
Oui, par la règle du dixième, qui porte sur la rémunération brute de la période de référence. C'est souvent ce qui fait l'écart entre les deux méthodes.
Quelle est la période de référence ?
Du 1er juin au 31 mai. C'est elle qui sert d'assiette au calcul par le dixième.
Peut-on fermer la boutique en août ?
Oui, en respectant les délais d'information et sans imposer d'absence non rémunérée à un salarié qui n'a pas acquis assez de jours.