Calculateur du jour férié travaillé

La convention laisse un choix : un repos compensateur de même durée dans la quinzaine, ou une indemnité égale au salaire journalier en sus — autrement dit un doublement de la journée.

Mis à jour le · CCN 3254 · barèmes 2026

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Estimation indicative. Régime des jours fériés de la convention unifiée 3254. Ne se substitue pas à un logiciel de paie certifié ni à un expert-comptable.

Si vous indemnisez
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Un vrai choix, pas une règle unique

C'est la disposition la plus claire du régime des fériés dans cette convention, et elle laisse une réelle latitude. Le chômage d'un jour férié n'entraîne aucune perte de salaire. Lorsque le férié est travaillé — hors 1er mai — deux options s'ouvrent, à retenir d'un commun accord :

Soit un repos compensateur de même durée, pris dans la quinzaine qui précède ou qui suit, si possible accolé à un jour de repos hebdomadaire, et non fractionnable. Soit une indemnité égale au salaire journalier, en sus de celui-ci — ce qui revient à doubler la journée.

Décidez avant, pas après

La mention « d'un commun accord » est souvent lue comme une formalité. C'est en réalité le point sur lequel les désaccords naissent : le salarié qui a travaillé le lundi de Pâques veut sa journée doublée, l'employeur comptait sur le repos compensateur, et la discussion a lieu après coup.

Dans un commerce où les veilles de fête sont les plus fortes journées de l'année, le planning se prépare des semaines à l'avance. Décidez de l'option au même moment, par écrit. C'est plus simple à expliquer, et cela évite d'arbitrer dans l'urgence une question qui a un coût.

Les contraintes du repos compensateur

Trois conditions à respecter, et elles sont serrées. Le repos est de même durée que la journée travaillée. Il se prend dans la quinzaine qui précède ou qui suit — pas plus tard, pas « quand ce sera calme ». Et il n'est pas fractionnable : on ne compense pas une journée par deux demi-journées.

Cette contrainte de quinzaine est à prendre au sérieux pour les fériés de fin d'année : compenser le 25 décembre suppose de libérer une journée entière entre le 10 décembre et le 9 janvier, exactement quand on a le plus besoin de monde. C'est souvent ce qui fait pencher vers l'indemnisation.

Le 1er mai, à part

Il suit son régime propre et il n'y a pas de choix : salaire habituel plus une indemnité d'un montant égal. Le doublement est de droit, sans alternative de repos compensateur.

La poissonnerie, un régime différent

La convention unifiée couvre deux filières, et sur ce point elles divergent. Dans la filière poissonnerie, le férié travaillé ouvre droit à un repos compensateur d'une demi-journée ou, à défaut, à une majoration de 25 % des heures travaillées. Si votre établissement relève de cette filière, c'est ce régime qui s'applique.

Questions fréquentes

Que doit-on à un salarié qui travaille un jour férié ?

Au choix et d'un commun accord : un repos compensateur de même durée dans la quinzaine qui précède ou qui suit, non fractionnable, ou une indemnité égale au salaire journalier en sus de celui-ci — un doublement.

Le 1er mai suit-il la même règle ?

Non. Il est doublé de droit, sans alternative : le salaire habituel plus une indemnité d'un montant égal.

Qui choisit entre le repos et l'indemnité ?

Le texte prévoit un choix d'un commun accord. Mieux vaut en décider à l'avance, par écrit, plutôt que d'arbitrer après la journée travaillée.

Le repos compensateur peut-il être fractionné ?

Non. Il doit être de même durée que le jour travaillé, pris dans la quinzaine qui précède ou qui suit, si possible accolé à un jour de repos hebdomadaire, et il n'est pas fractionnable.

La poissonnerie suit-elle les mêmes règles ?

Non. Dans cette filière, le férié travaillé ouvre droit à un repos compensateur d'une demi-journée ou, à défaut, à une majoration de 25 % des heures travaillées.

Sources : Légifrance — CCN 3254 · service-public.fr — jours fériés