Partir du bon salaire
Le coût d'une embauche commence par le salaire minimum du poste. Selon l'avenant n° 43, une esthéticienne confirmée de niveau 4, au coefficient 175, touche au moins 1 895 € brut par mois. Pour les coefficients 135 et 150, situés sous le SMIC, vous versez 1 867,02 €. Ajoutez les heures majorées du dimanche ou des jours fériés si l'institut ouvre ces jours-là.
Les cotisations patronales
Les cotisations sont versées à l'URSSAF, avec une retraite complémentaire AGIRC-ARRCO. Le taux accidents du travail de l'esthétique corporelle est fixé à 1,96 % pour les entreprises de moins de 20 salariés, ce qui correspond à la plupart des instituts. Sur les salaires proches du SMIC, la réduction générale allège nettement la note.
Les postes propres à la branche
La prévoyance et la complémentaire santé de branche sont obligatoires dès l'embauche, avec une part patronale. Prévoyez aussi le temps d'intégration, les produits et le linge de cabine, et une éventuelle prime de tutorat si une collègue forme la nouvelle recrue.
Raisonner sur douze mois
Sur un an, additionnez le brut, les charges nettes des allègements, les congés payés déjà intégrés au salaire et les frais d'accueil. Une apprentie coûte beaucoup moins cher, grâce à un salaire en pourcentage du SMIC et à l'aide à l'embauche. Comparez les deux options avec le simulateur apprenti et le détail mensuel du coût employeur.
Questions fréquentes
Le taux AT/MP est-il le même pour une école d'esthétique ?
Non. Les écoles relèvent d'un autre code risque, avec un taux notifié par la CARSAT.
La prévoyance est-elle obligatoire dès le premier jour ?
Oui, l'affiliation se fait dès l'embauche, sauf dispense prévue par la loi pour la complémentaire santé.
Un temps partiel coûte-t-il proportionnellement moins ?
Le salaire et la plupart des charges sont proratisés ; certaines cotisations forfaitaires, comme la part santé, ne le sont pas toujours.