Primes et indemnités
La prime d'ancienneté
La prime d'ancienneté est un forfait mensuel en euros, indépendant du salaire de base. Elle s'ajoute au brut et figure sur une ligne distincte du bulletin. L'ancienneté retenue est la présence continue dans votre entreprise. Pour une salariée à temps partiel, le montant est proratisé selon son temps de travail effectif.
Le barème 2026, revalorisé par l'avenant n° 43, prévoit 44 € à 3 ans, 75 € à 6 ans, 111 € à 9 ans, 143 € à 12 ans, 179 € à 15 ans, 190 € à 20 ans et 206 € à 25 ans. La prime est soumise à cotisations et entre dans le salaire de référence des indemnités. Le calculateur de prime d'ancienneté donne le montant exact.
Les primes de formation et de tutorat
La prime de formation est due lorsque vous demandez à une salariée de suivre une formation de plus de 2 journées consécutives, avec au moins une nuitée hors de son domicile. La prime de tutorat récompense la salariée que vous désignez pour transmettre son savoir-faire, par exemple à une apprentie.
Les deux suivent le même barème : 5 % du salaire minimum conventionnel horaire de la catégorie, par heure. Au-delà de 100 heures, la prime est plafonnée à 10 % du salaire mensuel conventionnel. Elle est versée en une fois, le mois qui suit la fin de la formation ou du tutorat. Voir le calculateur de prime de tutorat.
Dimanche et jours fériés
Le dimanche reste en principe le jour de repos hebdomadaire. Lorsqu'une salariée volontaire travaille un dimanche ou un jour férié, ses heures sont majorées de 50 %, indépendamment des majorations pour heures supplémentaires. Une même heure peut donc cumuler les deux.
Les règles d'organisation sont détaillées au chapitre temps de travail, et le calculateur dimanche et jours fériés chiffre la majoration.
Ce que la branche ne prévoit pas
La convention ne comporte ni treizième mois, ni prime de panier, ni barème de tenue. Rien ne vous empêche d'en accorder par contrat ou par usage, mais ils ne sont pas dus au titre de la branche. Les pourboires versés par la clientèle bénéficient d'un dispositif national d'exonération prolongé jusqu'au 31 décembre 2028, pour les salariées dont la rémunération hors pourboires ne dépasse pas 1,6 SMIC.