Quand partir du net
En entretien d'embauche, une esthéticienne annonce souvent un salaire net : c'est le montant qu'elle voit arriver sur son compte. Or le contrat de travail se rédige en brut. Le calcul inverse vous donne le chiffre juridiquement utile, à placer face au minimum conventionnel.
Comment le brut se reconstitue
Le net avant impôt représente environ 78 % du brut. Pour retrouver le brut, on divise donc le net par 0,78 environ. Une candidate qui souhaite 1 500 € net demande un brut proche de 1 923 €.
Confronter le résultat à la grille
Ce brut doit respecter le minimum du coefficient attribué. Avec 1 923 €, vous dépassez le coefficient 180, fixé à 1 917 €, mais restez sous le coefficient 200, à 1 995 €. Si le poste relève d'une esthéticienne hautement qualifiée de niveau 5, le minimum de 1 995 € s'impose, quel que soit le net négocié. Le coefficient se fixe d'après le diplôme et les fonctions réellement exercées, jamais d'après le salaire. Consultez la grille complète avant de conclure.
Ne pas oublier l'ancienneté
Pour une salariée déjà en poste depuis au moins 3 ans, la prime d'ancienneté s'ajoute au salaire de base sur une ligne distincte. Si vous raisonnez en net global, retranchez-la d'abord pour isoler le salaire de base, qui seul se compare au minimum.
Questions fréquentes
Le calcul tient-il compte du prélèvement à la source ?
Non, il part du net avant impôt. Le taux de prélèvement dépend du foyer fiscal de la salariée, pas du contrat.
Peut-on inscrire un brut inférieur au SMIC ?
Non. Pour un temps plein, le SMIC de 1 867,02 € brut prime sur les coefficients 135 et 150.
Et dans une école d'esthétique ?
Comparez le brut au barème des écoles, échelon A ou B selon l'expérience de la salariée.