Indemnités et avantages en nature
Le repas du personnel, premier sujet de paie du secteur
Dans un café ou un restaurant, le personnel mange sur place. Cela paraît anodin et c'est en réalité le poste le plus mal traité en paie de la branche.
Un repas fourni est un avantage en nature. Il ne s'évalue pas au barème « repas » du secteur général, mais à un minimum garanti par repas — une valeur fixée nationalement et revalorisée chaque année. Deux repas servis dans la journée, deux minimums garantis.
Mécaniquement : l'avantage s'ajoute au brut, supporte les cotisations, puis se déduit du net à payer puisqu'il n'est pas versé en argent. L'omettre minore l'assiette des cotisations, et l'erreur ressort au premier contrôle. L'évaluer au mauvais barème se trompe dans l'autre sens. Le calculateur avantage nourriture est dédié à ce calcul.
Quand le repas n'est pas fourni
Si le salarié n'est pas nourri et doit se restaurer sur son lieu de travail, on n'est plus dans l'avantage en nature mais dans l'indemnité : la référence est alors le forfait national, et le régime social diffère. Les deux dispositifs ne se cumulent pas pour un même repas.
Même logique pour les titres-restaurant : un repas fourni et un titre attribué pour le même repas ne vont pas ensemble. Tenez une règle stable plutôt que de trancher au cas par cas — l'incohérence entre deux mois voisins est précisément ce que relève un contrôle.
Le logement, fréquent en saison
Loger un saisonnier est courant dans l'hôtellerie de montagne ou de bord de mer. C'est également un avantage en nature, évalué selon un barème national qui tient compte de la rémunération et du nombre de pièces. La page avantages en nature traite le logement et le véhicule.
Ce que la branche ne prévoit pas
Autant le dire clairement : cette convention ne comporte pas de prime d'ancienneté. Beaucoup d'employeurs la cherchent par analogie avec d'autres branches et croient à un oubli — il n'y en a pas. L'ancienneté joue ici sur le préavis et sur les jours fériés garantis, pas sur un complément mensuel.
Une prime de tutorat existe en revanche, à hauteur de 2 % du salaire de base, pour le salarié qui encadre un contrat de professionnalisation. Pour un versement exceptionnel sans engagement durable, voyez la prime de partage de la valeur.