Départ volontaire et mise à la retraite ne se confondent pas
Le départ volontaire procède du salarié qui décide de faire valoir ses droits : il ouvre droit à une indemnité de départ à la retraite et suppose le respect d'un préavis. La mise à la retraite procède de l'employeur, n'est possible qu'à partir d'un âge défini, et donne lieu à une indemnité calculée comme l'indemnité de licenciement — donc plus élevée.
La distinction a des conséquences financières et sociales nettes : ne la laissez pas dans l'ambiguïté d'un échange oral.
Le calcul
L'indemnité dépend de l'ancienneté et du salaire de référence, établi comme pour l'indemnité de licenciement : moyenne des douze ou des trois derniers mois, la plus favorable. Dans ce secteur, où de nombreux salariés font toute leur carrière dans le même atelier après y avoir été apprentis, les anciennetés élevées sont fréquentes.
Le régime social et fiscal
C'est là que les deux cas diffèrent le plus : l'indemnité de départ volontaire est largement soumise à cotisations et à l'impôt, alors que l'indemnité de mise à la retraite bénéficie d'exonérations comparables à celles de l'indemnité de licenciement.
En pratique
Le départ en retraite s'anticipe : relevé de carrière, information d'IRP AUTO qui gère la retraite complémentaire de la branche, et organisation de la transmission des compétences — point sensible dans un atelier où un mécanicien ancien détient une connaissance fine des clients et des véhicules suivis.
Questions fréquentes
Puis-je mettre un salarié à la retraite d'office ?
Seulement à partir d'un âge défini. Avant cet âge, une procédure d'interrogation du salarié s'applique et son refus est opposable.
Un préavis est-il dû en départ volontaire ?
Oui, le salarié respecte un préavis équivalent à celui de la démission.
L'indemnité est-elle la même dans les deux cas ?
Non. La mise à la retraite se calcule comme l'indemnité de licenciement, plus favorable que l'indemnité de départ volontaire.