À quoi sert l'ancienneté ici — et à quoi elle ne sert pas
Autant le dire d'emblée : cette convention ne prévoit pas de prime d'ancienneté. Contrairement à d'autres branches, l'ancienneté ne produit aucun supplément mensuel automatique sur le bulletin. La progression salariale passe par la qualification et l'échelon, via le répertoire national de la branche.
L'ancienneté a néanmoins des effets importants, mais ailleurs : elle ouvre le droit au maintien de salaire en arrêt de travail, allonge le préavis dans certains cas, et détermine le montant de l'indemnité de licenciement et de l'indemnité de départ à la retraite.
Le point de départ
L'ancienneté court depuis l'entrée dans l'entreprise, période d'essai comprise. Un apprentissage suivi d'une embauche dans la même entreprise est pris en compte : c'est fréquent dans ce secteur, où beaucoup de salariés ont commencé comme apprentis au même atelier.
Ce qui suspend et ce qui n'interrompt pas
Les congés payés, l'arrêt pour accident du travail et plusieurs congés légaux n'interrompent pas l'ancienneté. Certaines absences prolongées la suspendent sans l'effacer. Un CDD suivi d'un CDI sans interruption se cumule.
La reprise d'ancienneté
Le transfert d'un atelier ou d'une concession emporte le maintien de l'ancienneté des salariés repris : elle se calcule depuis leur entrée chez le cédant, pas depuis la reprise.
Questions fréquentes
Pourquoi aucune prime d'ancienneté ?
C'est le choix de la branche : la reconnaissance passe par la qualification et l'échelon, pas par un supplément lié à la durée.
L'apprentissage compte-t-il ?
Oui lorsqu'il est suivi d'une embauche dans la même entreprise.
Un arrêt de longue durée efface-t-il l'ancienneté ?
Non. Selon la cause, il la suspend sans remettre en cause l'ancienneté acquise.