Classification et rémunération
Une grille qui nomme les métiers
C'est sa qualité première : on n'y cherche pas un numéro abstrait, on y trouve son emploi. Plongeur, employé d'entretien, vendeur débutant et chauffeur-livreur au niveau I. Caissier, vendeur, boucher préparateur, charcutier traiteur, tripier préparateur au niveau II.
Le niveau III monte en qualification : boucher préparateur qualifié, boucher traiteur qualifié, ouvrier tripier, boucher charcutier traiteur qualifié. Le niveau IV distingue le très qualifié puis le hautement qualifié, et y place aussi le comptable et le tripier responsable cuisson.
Les niveaux V et VI couvrent l'encadrement — responsable de laboratoire adjoint, responsable de point de vente, responsable hygiène et sécurité, assistant chef d'entreprise — et le niveau VII la direction, jusqu'au responsable d'entreprise.
Classer sur le travail réel
Le classement s'apprécie sur ce que le salarié fait, non sur l'intitulé du contrat. Un salarié qui prépare, découpe et vend en autonomie ne relève pas du même niveau qu'un préparateur qui exécute sous consigne.
C'est là que naissent les rappels de salaire : un salarié sous-classé peut réclamer l'écart sur trois ans. Le calculateur emplois et niveaux permet de retrouver un niveau à partir d'un métier.
La grille en vigueur
Elle résulte de l'avenant n° 9-B, qui a revalorisé l'ensemble des lignes de 1,2 % et s'applique depuis le 1 juin 2026. Les montants vont de 1 938 € au premier échelon à 3 933 € pour un responsable d'entreprise, en bruts mensuels sur une base de 151,67 heures.
C'est la date d'effet prévue par l'arrêté d'extension qui déclenche l'obligation de revaloriser, et non celle de la signature. Lorsque le SMIC passe au-dessus du premier échelon en cours d'année, c'est le SMIC qui s'applique : les montants affichés ici en tiennent compte. Voyez la grille et le calcul du net.
Ce qui s'ajoute, et ce qui n'existe pas
S'ajoute au salaire la prime de fin d'année, à hauteur de 2 % de la rémunération brute annuelle, due à tous sans condition d'ancienneté — voyez le chapitre indemnités.
N'existe pas, en boucherie, de prime d'ancienneté. Le texte est explicite, et les barèmes à 3, 6 et 9 % qui circulent viennent de pages dont la grille est fausse. La progression passe par le changement de niveau. La filière poissonnerie, elle, a sa propre prime d'ancienneté.