Un droit pour le salarié
Tout salarié mensualisé peut demander un acompte correspondant, pour une quinzaine, à la moitié de sa rémunération mensuelle. L'employeur ne peut le refuser. Au-delà, il s'agit d'une avance, que vous êtes libre d'accorder ou non.
Le calcul au prorata
L'acompte correspond au salaire des jours déjà travaillés dans le mois. Pour un ouvrier au coefficient 160 qui demande un acompte au 15, il représente environ la moitié de son brut mensuel, soit près de 950 € brut. Le calculateur donne le montant et le plafond.
Et les heures de nuit ?
L'acompte peut inclure les majorations de nuit ou de dimanche déjà acquises dans le mois. Dans les faits, beaucoup de boulangeries raisonnent sur le salaire de base pour simplifier, et régularisent en fin de mois.
La régularisation sur le bulletin
L'acompte est déduit du net à payer du bulletin du mois. Il n'a aucun effet sur les cotisations, calculées sur le brut total. Conservez une trace écrite de chaque versement.
Questions fréquentes
Peut-on refuser un acompte ?
Non, dans la limite de la moitié du salaire mensuel pour une quinzaine travaillée.
Un apprenti peut-il demander un acompte ?
Oui. Il est salarié et bénéficie des mêmes règles.
Quelle différence avec une avance ?
L'acompte paie un travail déjà effectué. L'avance porte sur un travail à venir et relève d'un prêt.