Classification et rémunération
Une grille par coefficient
La classification de la boulangerie repose sur un coefficient attribué à chaque salarié. Le minimum horaire se déduit d'une formule : un point multiplié par le coefficient, plus une constante. Pour les coefficients 155 à 180, le point vaut 0,0248 € et la constante 8,566 € ; pour les coefficients 185 à 240, 0,023273 € et 9,00448 €.
En 2026, le coefficient 155 donne 12,41 € de l'heure, soit environ 1 882,22 € brut par mois à temps plein. Tous les minima sont supérieurs au SMIC.
Fabrication : le diplôme fait avancer
Le fabricant sans CAP entre au 155. Le CAP ou le CQP tourier donne le 160 ; un an plus tard, le 170. Une mention complémentaire ou un bac professionnel ouvre le 175. L'ouvrier qualifié capable de tenir tous les postes, ou titulaire du brevet professionnel, est au 185 ; celui qui pratique à la fois la boulangerie et la pâtisserie au 190. Le 195 correspond à l'ouvrier hautement qualifié qui coordonne d'autres ouvriers, et le 240 à l'assistant du chef d'entreprise.
Vente, services et encadrement
En boutique, le vendeur sans CAP est au 155, le titulaire du CAP au 160. Le responsable de point de vente monte du 165 au 190 selon son CQP et le nombre de salariés qu'il encadre. Le personnel de services se répartit entre le 155, le 160 (chauffeur-livreur) et le 170 (administratif).
L'encadrement compte deux niveaux : le cadre 1, au forfait de 218 jours, avec un minimum de 39 871 € par an, et le cadre 2, qui dirige l'ensemble du personnel, avec 57 206 € par an.
Ce qui s'ajoute au minimum
Le minimum horaire est un plancher. S'y ajoutent les majorations de nuit, du dimanche et des jours fériés, les heures supplémentaires et, en fin d'année, la prime de 4,75 % du brut annuel. La grille complète affiche chaque coefficient avec son taux horaire et son équivalent mensuel.