Des durées qui dépendent de la catégorie
La durée de l'essai varie selon que le salarié est ouvrier ou employé, agent de maîtrise, ou cadre. Elle est d'autant plus longue que la catégorie est élevée. Le calculateur affiche la durée applicable à la classification saisie.
Pas d'écrit, pas d'essai
La période d'essai n'existe que si elle est expressément prévue au contrat. Un contrat muet signifie que le salarié est définitivement embauché dès le premier jour. Même chose pour le renouvellement : il doit être prévu au contrat et accepté par écrit avant le terme de la période initiale.
Le délai de prévenance
Rompre l'essai suppose de respecter un délai de prévenance, qui s'allonge avec le temps de présence. Il joue dans les deux sens, avec des durées différentes selon que la rupture vient de l'employeur ou du salarié. Ne pas le respecter n'invalide pas la rupture, mais ouvre droit à une indemnité compensatrice.
Ce qui prolonge l'essai
Une absence pendant l'essai le prolonge d'autant : arrêt de travail, congés. Dans un atelier, pensez aussi aux jours passés en formation externe — stage constructeur, habilitation électrique — selon les modalités retenues au contrat. La période d'essai doit permettre une évaluation réelle sur le poste.
Une fois l'essai passé
La rupture relève du droit commun : préavis, procédure, et indemnité de licenciement le cas échéant. Voyez la page rupture du contrat.
Questions fréquentes
L'essai peut-il être renouvelé ?
Seulement si le contrat le prévoit et si le salarié l'accepte par écrit avant le terme de la période initiale.
Faut-il motiver la rupture de l'essai ?
Non, mais le motif ne doit pas être discriminatoire ni étranger à l'appréciation professionnelle.
Un CDD suivi d'un CDI permet-il un nouvel essai ?
Le temps passé en CDD sur le même poste s'impute sur la période d'essai du CDI.