Ce que paie la boulangerie
Le coût employeur additionne le salaire brut et les cotisations patronales : maladie, vieillesse, allocations familiales, chômage, retraite complémentaire, formation, prévoyance de branche et accident du travail. Pour un salaire proche du minimum de branche, la réduction générale allège fortement la facture.
Le taux AT/MP de la boulangerie
La boulangerie-pâtisserie de détail relève du code risque 15.8CD, avec un taux collectif de 2,12 % en 2026 pour les entreprises de moins de vingt salariés. Au-delà, la CARSAT notifie un taux mixte ou personnalisé : le calculateur vous permet de saisir le vôtre.
Un exemple au coefficient 160
Pour un ouvrier au coefficient 160 à temps plein, soit environ 1 900,43 € brut par mois, le coût total avant réduction générale avoisine 2 640 €. Une fois la réduction générale appliquée, il redescend nettement, car le salaire reste proche du SMIC. Ajoutez les majorations de nuit et la prime de fin d'année pour un coût annuel réaliste.
Anticiper avant d'embaucher
Le coût réel d'un salarié de fournil dépend largement de son volume d'heures de nuit. Simulez plusieurs hypothèses avant de fixer une organisation, et comparez avec le coût d'une embauche qui intègre les frais de recrutement.
Questions fréquentes
Le taux AT/MP est-il le même pour toutes les boulangeries ?
Le taux collectif de 2,12 % s'applique aux entreprises de moins de vingt salariés. Au-delà, le taux tient compte de la sinistralité propre à l'entreprise.
La prime de fin d'année est-elle soumise à cotisations patronales ?
Oui, comme tout élément de salaire. Elle alourdit le coût du mois où elle est versée, en général janvier.
La prévoyance de branche est-elle incluse ?
Elle fait partie des cotisations patronales. Son taux dépend du contrat souscrit dans le cadre du régime de branche.