Les durées légales s'appliquent
La convention de 1976 prévoyait des durées plus courtes que la loi, fixées avant la réforme de 2008 : ce sont donc les durées légales qui s'appliquent. Deux mois pour le personnel de fabrication, de vente et de services, trois mois pour les techniciens et agents de maîtrise, quatre mois pour les cadres.
Un renouvellement réservé aux cadres
Aucun accord de branche étendu ne prévoit le renouvellement de l'essai des ouvriers et des employés : il est donc impossible. La période d'essai d'un cadre peut être renouvelée une fois, pour quatre mois au plus, si le contrat le prévoit et avec l'accord écrit du salarié avant la fin de la période initiale.
Le délai de prévenance
Pour rompre l'essai, l'employeur respecte un délai de vingt-quatre heures en deçà de huit jours de présence, quarante-huit heures jusqu'à un mois, deux semaines après un mois, un mois après trois mois. Le salarié qui rompt respecte quarante-huit heures, vingt-quatre heures sous huit jours.
Les absences prolongent l'essai
Un arrêt maladie ou des congés pendant l'essai le prolongent d'autant, car l'essai s'apprécie en travail effectif. Pour un apprenti, les 45 premiers jours de présence en entreprise jouent un rôle comparable. Voyez le calculateur apprenti.
Questions fréquentes
Peut-on prévoir un essai de trois mois pour un ouvrier boulanger ?
Non, sauf s'il occupe un poste d'agent de maîtrise. Pour un ouvrier, la durée maximale est de deux mois.
La période d'essai doit-elle figurer au contrat ?
Oui. Elle ne se présume pas : sans mention écrite, il n'y a pas d'essai.
Un CDD a-t-il une période d'essai ?
Oui, d'un jour par semaine de contrat dans la limite de deux semaines ou un mois selon la durée.