Le CDD en institut
Remplacer une esthéticienne en congé maternité, renforcer l'équipe d'un spa pendant les fêtes, couvrir une hausse d'activité avant l'été : le contrat à durée déterminée est courant dans la branche. À son terme, la salariée perçoit en principe une indemnité de fin de contrat, dite de précarité.
Le montant de l'indemnité
Elle est égale à 10 % de la rémunération brute totale versée pendant le contrat. Cette base comprend le salaire, les heures supplémentaires, les majorations du dimanche et des jours fériés et, le cas échéant, la prime d'ancienneté. L'indemnité est versée avec le dernier salaire et figure sur le bulletin.
Un exemple chiffré
Une esthéticienne titulaire du CAP, au coefficient 160, est embauchée six mois à 1 877 € brut par mois. Sa rémunération totale atteint 11 262 €. L'indemnité de fin de contrat s'élève à 1 126,20 €. L'indemnité compensatrice de congés payés s'ajoute ensuite, calculée sur une base qui inclut cette prime.
Quand elle n'est pas due
Plusieurs situations écartent l'indemnité : le refus par la salariée d'un CDI sur un poste équivalent au terme du contrat, la rupture anticipée à son initiative ou pour faute grave, le contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, et le contrat conclu avec une étudiante pendant ses vacances.
Si vous gardez la salariée en CDI, la durée du CDD se déduit de la période d'essai. Pour chiffrer l'ensemble du recrutement, utilisez le coût d'embauche.
Questions fréquentes
L'indemnité est-elle due si la salariée est embauchée en CDI ?
Non. Lorsque le CDD se poursuit par un CDI, l'indemnité de fin de contrat n'est pas versée.
Est-elle soumise à cotisations ?
Oui, comme un salaire. Elle entre aussi dans le calcul des congés payés.
Un CDD à temps partiel y ouvre-t-il droit ?
Oui, aux mêmes conditions, sur la base de la rémunération réellement perçue.