Ce que prévoit l'avenant n° 35
Depuis l'avenant n° 35 du 14 février 2024, la convention de l'esthétique fixe des préavis différents selon que la salariée démissionne ou qu'elle est licenciée. Dans les deux cas, une salariée de moins de six mois d'ancienneté ne doit que 7 jours calendaires.
En cas de démission
Entre six mois et un an d'ancienneté, le préavis passe à un mois. Au-delà d'un an, il reste d'un mois pour les employées (coefficients 135 à 200) et monte à deux mois pour les agents de maîtrise et les cadres, comme une responsable d'exploitation ou une directrice d'institut.
En cas de licenciement
La catégorie ne joue plus : un mois entre six mois et deux ans d'ancienneté, deux mois au-delà de deux ans, pour toutes les salariées. Le préavis se calcule de date à date : notifié le 12 mars, un préavis d'un mois prend fin le 11 avril.
Les heures de recherche d'emploi
Pendant un préavis de licenciement, sauf faute grave ou lourde, la salariée dispose d'heures payées pour chercher un emploi. Par mois de préavis, elle a droit à un nombre d'heures égal à sa durée hebdomadaire de travail. Une esthéticienne à 35 heures, licenciée avec deux mois de préavis, cumule donc 70 heures. Si le préavis dure moins d'un mois, elle bénéficie de 2 heures par jour.
Une fois la durée connue, chiffrez le solde avec le calculateur d'indemnité de licenciement et les congés payés restants.
Questions fréquentes
Les heures de recherche d'emploi existent-elles en cas de démission ?
Non. La convention les réserve au préavis de licenciement, hors faute grave ou lourde.
Puis-je dispenser une salariée de son préavis ?
Oui, mais vous lui versez alors une indemnité compensatrice égale au salaire qu'elle aurait perçu, prime d'ancienneté comprise.
Quel préavis pour un départ à la retraite ?
Le même que pour un licenciement : 7 jours, un mois ou deux mois selon l'ancienneté.