Congés payés, jours fériés, absences
L'acquisition des congés payés
Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, soit cinq semaines sur une année complète. Certaines absences sont assimilées à du travail effectif et continuent d'ouvrir des droits, notamment l'arrêt consécutif à un accident du travail.
Les saisonniers acquièrent des droits au prorata de leur temps de présence ; en fin de contrat, les congés non pris sont indemnisés.
L'indemnité : deux calculs, le plus favorable gagne
L'indemnité de congés se calcule de deux façons — le maintien du salaire habituel, ou le dixième de la rémunération brute de la période de référence — et vous devez retenir la plus favorable au salarié.
Dans cette branche, la comparaison n'est jamais formelle : un salarié qui a accumulé des heures supplémentaires en saison obtient généralement davantage par la règle du dixième, puisqu'elle intègre la rémunération réellement perçue. Le calculateur congés payés effectue les deux calculs et affiche le montant dû.
Dix jours fériés, dont six garantis
C'est un régime propre à la branche, et il mérite d'être compris. Dans un établissement permanent, un salarié d'au moins un an d'ancienneté bénéficie de dix jours fériés par an, dont six garantis.
« Garanti » ne veut pas dire « non travaillé » : cela veut dire que le jour vous est dû sous une forme ou une autre — chômé et payé, compensé en temps, ou indemnisé. Un restaurant qui ouvre le 15 août ne prive pas son personnel du férié : il le compense. Le 1er mai suit son régime particulier, plus favorable lorsqu'il est travaillé.
C'est une mécanique à suivre sur l'année, pas au mois : tenez un compteur. Le calculateur jours fériés garantis le fait, et le calendrier recense les dates.
Organiser les départs quand on ouvre le week-end
L'employeur fixe l'ordre des départs après consultation, en respectant les délais d'information. Dans un établissement ouvert sept jours sur sept et dont l'activité culmine l'été, la contrainte est forte des deux côtés : les salariés veulent partir en haute saison, l'établissement a besoin d'eux à ce moment précis.
Rien n'interdit de fermer une semaine en basse saison, à condition de respecter les délais et de ne pas imposer une absence non rémunérée à un salarié qui n'a pas acquis assez de jours.