Ce que coûte vraiment un salarié
Au brut s'ajoutent les cotisations patronales : maladie, allocations familiales, vieillesse, retraite complémentaire, chômage, formation, accident du travail. Le coût total s'établit autour de 1,4 fois le brut avant allègements.
Le code risque, et les écarts qu'il crée
Trois codes concernent la branche : les restaurants, cafés-tabacs et hôtels d'un côté, la restauration rapide de l'autre — au taux le plus bas des trois — et l'hébergement à équipements légers ou développés, au taux le plus élevé. Vérifiez le vôtre sur la notification de la CARSAT : une erreur de code risque se paie sur l'ensemble de la masse salariale.
Le taux est par ailleurs majoré dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Moselle.
Les 39 heures coûtent plus que le minimum mensuel
Erreur classique du secteur : budgéter un salarié à 39 heures sur la base du minimum mensuel seul. Les quatre heures hebdomadaires au-delà de 35 sont des heures supplémentaires, majorées de 10 % au premier palier. Sur un an, cela représente plusieurs centaines d'euros par salarié, cotisations comprises.
Les repas, et les allègements
Le repas fourni entre dans l'assiette des cotisations : il augmente donc le coût employeur, même s'il ne sort pas en argent. À l'inverse, avec des salaires d'entrée au niveau du SMIC, la réduction générale allège fortement les premiers échelons.
Questions fréquentes
Comment connaître mon code risque ?
Il figure sur la notification annuelle de la CARSAT. Il dépend de l'activité principale réelle de l'établissement.
Un extra coûte-t-il plus cher qu'un salarié permanent ?
À l'heure, souvent oui : l'indemnité de fin de contrat s'ajoute, et le temps de formation au poste est perdu à chaque fois.
Un apprenti coûte-t-il moins cher ?
Nettement. Sa rémunération est un pourcentage du SMIC selon son âge et son année de contrat, avec un régime de cotisations allégé.