Chapitre 7

Maladie, accident du travail, prévoyance

Arrêt de travail, indemnités journalières, et les risques réels d'une cuisine ou d'une salle.

Ce que verse la Sécurité sociale

En arrêt maladie, les indemnités journalières démarrent après un délai de carence de trois jours. En accident du travail ou en maladie professionnelle, l'indemnisation commence immédiatement et se révèle plus favorable.

La cause de l'arrêt change donc directement ce qui reste à votre charge. Dans un métier exposé aux brûlures, aux coupures, aux sols glissants et au port de charges, la distinction est loin d'être théorique.

Le complément de l'employeur

Au-delà des indemnités journalières, un maintien de salaire peut être dû. Les sources disponibles divergent franchement sur les conditions propres à cette branche — seuil d'ancienneté et taux — et nous ne publions pas de barème que nous ne pouvons pas établir avec certitude.

Les calculateurs de ce site n'appliquent donc aucun barème de branche sur ce point et l'indiquent clairement. Le complément relève de la garantie légale, ou d'un accord d'entreprise s'il est plus favorable. Pour le reste de la charge supportée pendant l'arrêt, voyez le coût d'un arrêt et le maintien de salaire.

Les risques réels du métier

La cuisine concentre les brûlures, les coupures et les chutes ; la salle, le port de charges répété et la station debout prolongée ; les étages, les postures contraintes et les produits d'entretien. Le taux d'accident du travail dépend du code risque : 55.3AC pour les restaurants, cafés-tabacs et hôtels, 55.3BC pour la restauration rapide, 55.2EC pour l'hébergement à équipements légers ou développés.

Au-delà d'un certain effectif, la sinistralité de l'établissement influe sur le taux notifié : la prévention a un retour financier direct, en plus de son objet premier. Voyez le chapitre sécurité.

Les formalités à ne pas rater

Un accident du travail se déclare à la caisse dans les 48 heures. Un arrêt de plus de trente jours impose une visite de reprise auprès du service de santé au travail.

Pendant l'arrêt, le contrat est suspendu, pas rompu : licencier un salarié en raison de son état de santé est discriminatoire. Seule l'inaptitude constatée par le médecin du travail, et l'impossibilité de reclassement, ouvre une procédure spécifique.