Le complément de salaire
Premier poste : ce que vous versez au-dessus des indemnités journalières. Faute de barème conventionnel établi avec certitude, le calcul retient la garantie légale — voyez maintien de salaire. La carence de trois jours en maladie, absente en accident du travail, change le point de départ.
Le coût caché : un poste vide en pleine saison
C'est ici que la facture se joue vraiment dans ce métier. Un cuisinier absent un samedi soir ne se remplace pas par un décalage de planning : il faut soit un extra, soit des heures supplémentaires majorées sur l'équipe en place, soit refuser des couverts.
Les trois options ont un prix. L'extra cumule son coût avec le complément de salaire que vous versez à l'absent. Les heures supplémentaires de l'équipe s'ajoutent aux quatre heures structurelles déjà dues à 39 heures, et peuvent faire basculer dans la tranche à 50 %. Et un service refusé, c'est une marge perdue qui ne se rattrape pas.
La saisonnalité aggrave tout
Un arrêt en février coûte le complément de salaire. Le même arrêt en août coûte le complément, un extra, et des heures majorées — pour un établissement qui réalise l'essentiel de son chiffre sur trois mois. Anticipez une marge de remplacement dans le budget de haute saison.
L'effet sur votre taux
Au-delà d'un certain effectif, la sinistralité de l'établissement influe sur le taux d'accident du travail notifié, et donc sur le coût employeur de tous vos salariés. La prévention a un retour direct — voyez les risques réels de la cuisine et de la salle au chapitre sécurité.
Questions fréquentes
Un accident du travail coûte-t-il plus cher ?
Le complément immédiat est moindre, l'indemnisation étant plus favorable et sans carence. En revanche il peut peser sur votre taux les années suivantes.
Faut-il budgéter un coût de remplacement ?
En haute saison, oui. C'est souvent le poste principal, bien au-delà du complément de salaire.
La subrogation réduit-elle le coût ?
Non, elle lisse la trésorerie du salarié. Le coût total reste le même.